4 décembre 2014
L’austérité
Par: Pierre Bornais

Au sens économique de « politique d’austérité » que le Petit Larousse 2015 définit comme une action « visant à limiter les dépenses des agents économiques afin de réduire les tensions inflationnistes ».

A priori, une telle décision dans le secteur public relève du gouvernement et fait partie intégrante de son mandat de veiller à la sauvegarde du bien-être collectif.

La politique étant ce qu’elle est, les finances publiques sont trop souvent utilisées de façon « libérale », au sens du favoritisme pour certaines causes ou personnes. Et des correctifs s’imposent parfois pour éviter les débordements.

Si la décision est commandée par les financiers et non par l’intérêt public, on imagine les conséquences néfastes qui peuvent en découler.

Le Québec a vécu des épisodes de cette nature en 1980 et au milieu des années 1990; au nom d’une reprise en main de l’économie. Les effets ont été désastreux et le répit de courte durée, puisque l’évolution sociale a ouvert la porte à de nouveaux programmes qui plombent l’économie.

Dans les faits, les Québécois sont conscients de cette situation, mais peu d’entre eux sont disposés à s’inclure dans le problème et les solutions qui s’imposent.

Il faut dire que le gouvernement actuel n’aide pas les choses, ayant choisi la rigueur des banquiers ou l’autoritarisme pur et dur pour imposer ses solutions.

La preuve a été faite, notamment en Grèce et en Espagne, que l’austérité à tout prix et sans distinction détruit beaucoup et ne rapporte rien. Et qu’il vaut mieux réfléchir avant d’agir.

Le « Rapport Robillard » qui vient d’être déposé surprend et déçoit par sa légèreté, pour ne pas dire son manque de réflexion sur plusieurs dossiers, et il finira sur les tablettes.

La confiance n’est pas au rendez-vous; le gouvernement Couillard risque gros en voulant imposer ses choix par la force.

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