10 janvier 2019
Cinq morts dans une escape room en Pologne
L’Emprise rassure sa clientèle
Par: Olivier Dénommée

Les scénarios proposés à L’Emprise sont immersifs, mais demeurent extrêmement sécuritaires, respectant toutes les normes en ce sens, assure le fondateur Patrick Bernard. Photothèque | Le Courrier ©

Un incendie qui s’est déclaré dans un établissement de jeux d’évasion (escape game ou escape room en anglais) a coûté la vie vendredi dernier à cinq adolescentes de 15 ans en Pologne. Une sécurité incendie déficiente a immédiatement été pointée du doigt et plusieurs établissements considérés comme dangereux ont été fermés dans les derniers jours dans le pays européen. Plus près de nous, le propriétaire de L’Emprise Aventures immersives à Saint-Hyacinthe assure qu’une telle tragédie ne devrait pas arriver au Québec.

« Je ne sais pas comment ça se passe en Pologne, mais ici, on ne peut pas faire ce qu’on veut : on doit respecter des règles strictes de sécurité incendie, comme dans les bars et les restaurants », explique le propriétaire Patrick Bernard. Les salles sont dotées de caméras et de gicleurs et les scénarios sont toujours surveillés par un maître de jeu « derrière la porte », prêt à intervenir en cas d’incident ou à la demande des joueurs. « C’est comme si on était dans la salle avec eux. Je vois mal ce qu’on pourrait faire de plus pour assurer la sécurité de notre clientèle », assure M. Bernard.

Selon lui, un escape game a récemment dû fermer ses portes à Montréal, justement parce qu’il ne répondait pas parfaitement aux critères de sécurité incendie, signe que les autorités ne prennent pas les enjeux de sécurité à la légère.

Jusqu’à présent, l’incident en Pologne n’a pas eu d’incidence sur le commerce maskoutain : les amateurs continuent de réserver leur place pour tenter un ou plusieurs scénarios, et aucun client n’a fait part de ses inquiétudes face à la sécurité incendie des lieux. Une bonne nouvelle pour M. Bernard, qui entend bien conserver la confiance de sa clientèle.

S’adapter aux demandes

L’Emprise a ouvert ses portes à Saint-Hyacinthe en 2016 et a eu à faire affaire avec quelques clients claustrophobes. « La porte à l’entrée du scénario est normalement verrouillée, mais certains nous ont demandé de la laisser ouverte pour permettre aux clients claustrophobes de participer. Ça fait aussi partie de notre travail de s’adapter à ces demandes », conclut Patrick Bernard.

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