27 février 2019
Mazda6 : celle que l’on aime redécouvrir
Par: Marc Bouchard

Photo Mazda Canada

Il existe certaines voitures que l’on oublie un peu trop souvent. Rien à voir avec leur qualité ou leur plaisir de conduite. Non, simplement, elles s’inscrivent dans un créneau qui ne gagne pas en popularité, et on a tendance à les exclure rapidement de nos choix. Ce qui est bien dommage puisque cela nous prive d’une expérience de conduite fort agréable, comme c’est le cas de la Mazda6.

Cette berline intermédiaire, à l’instar de beaucoup de ses rivales, a reçu quelques retouches au fil des derniers mois. On ne peut pas parler vraiment d’une nouvelle génération lancée l’année dernière, mais bien d’une opération correction, qui a permis de mettre fin aux quelques défauts connus de la voiture.

Ainsi, l’an passé, elle a reçu un nouveau choix de moteur, un intérieur redessiné, un style extérieur modifié, de nouvelles fonctionnalités, des améliorations structurelles et une géométrie de suspension retravaillée. Bref, de quoi lui donner encore plus de qualités!

Le plus grand changement cependant, c’est la présence d’un nouveau moteur. Le moteur 4 cylindres de 2,5 litres à aspiration naturelle, qui avait été le seul facteur de motivation de la Mazda6, est de retour (avec 187 chevaux-puissance, soit un gain de trois), mais il a été rejoint par une variante à turbocompresseur qui produit 250 chevaux avec de l’essence super ou 227 avec de l’essence régulière.

La puissance supplémentaire et les 310 lb-pi de couple qui culminent à 2000 tr/min font que la Mazda6 se sent vraiment beaucoup plus que ce qui est essentiellement une berline familiale, et cela est vrai dans la plupart des situations de conduite.

La boîte de vitesses automatique à 6 vitesses de série sur tous les modèles comprend un mode « Sport », activé par un commutateur sur la console. Il retarde les passages à la vitesse supérieure pour une accélération un peu meilleure lorsque cela est nécessaire, mais au risque d’une économie de carburant disons un peu moindre.

La conduite et la maniabilité sont également des points exceptionnellement réussis de la voiture. Le « contrôle de vectorisation des forces G », qui ajuste le couple du moteur en réponse aux entrées de direction pour améliorer la maniabilité et la qualité de roulement, est la norme dans tous les modèles Mazda dorénavant, et la 6 n’y fait pas exception, ce qui lui permet de se doter d’une véritable conduite dynamique.

Les modèles ajoutés servent l’objectif de Mazda de se positionner en tant que constructeur légèrement plus haut de gamme, avec des améliorations « de classe supérieure » par rapport aux autres marques grand public. La version Signature affiche une cabine assez somptueuse. Le cuir Nappa recouvre les sièges confortables, les surfaces rembourrées abondent sur le tableau de bord redessiné, les quatre portes et les côtés de la console centrale et des sections en bois de sen renforcent le look haut de gamme.

Autre élément important, l’affichage de l’instrument tête haute est maintenant projeté sur le pare-brise au lieu de l’ancienne petite fenêtre teintée qui s’élevait du tableau de bord. Autres normes : roues en alliage de 19 pouces, rétroviseurs latéraux chauffants, sorties d’échappement lumineuses, connectivité Bluetooth, caméra de recul, phares à DEL à atténuation automatique, toit ouvrant électrique, volant inclinable et télescopique gainé de cuir et deux zones de climatisation automatique, bref une longue liste de caractéristiques qu’il faut mentionner. Sans oublier bien sûr les caractéristiques de sécurité, aussi de mise.

Mais la vraie raison de conduire une Mazda6, peu importe sa déclinaison, c’est le confort et le plaisir. Rarement une berline de cette taille n’a-t-elle offert autant de précision dans la direction.
Petite anecdote : quand je reviens à la maison avec ma voiture d’essai, Chérie et Fiston ont l’habitude de jeter un œil, sans plus. Sauf exception, qui donne lieu à quelques discussions, la voiture jouera son rôle toute la semaine et je serai le seul à l’évaluer. Sauf pour la Mazda6.

Depuis sa sortie, Chérie voue une véritable admiration à cette voiture, dont je dois pratiquement cacher les clés pour pouvoir la conduire suffisamment. Elle apprécie la sensation de la direction, le plaisir des accélérations, mais aussi le confort des sièges mieux adaptés à sa morphologie que bien d’autres (elle a de grandes jambes, un problème qui ne m’affecte pas).

Tout comme moi, elle rumine un peu contre la lenteur du système d’infodivertissement, mais reprend ses compliments pour le dégagement intérieur et pour l’espace de chargement.

Bref, la Mazda6 est une voiture dont on redécouvre le plaisir de conduire à chaque nouvel essai.

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