14 mars 2019
Nissan Altima et Altima-TE : intégrales et amusantes
Par: Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Il y a quelques mois déjà, j’avais eu l’occasion de me lancer à l’assaut des routes de la Californie au volant de la nouvelle berline intermédiaire de Nissan, la Altima. J’avais alors été séduit par le plaisir de conduite et la qualité de finition de la voiture, tout en regrettant de ne pouvoir évaluer à sa juste valeur la véritable nouveauté de la voiture : la traction intégrale.

C’est maintenant chose faite puisque Nissan nous a permis de prendre la route au volant de la nouvelle Altima AWD implantée dans son milieu naturel : les routes enneigées, glacées et inondées de la région des Laurentides et de Lanaudière, incluant une courte, mais révélatrice, incursion sur le circuit glacé de Mécaglisse, à Notre-Dame-de-la-Merci.

Pour compléter l’expérience, et pour prouver la valeur de son rouage intégral, Nissan a poussé le bouchon un peu plus loin en nous permettant de prendre le volant de la seule version connue de la berline intermédiaire la plus imposante au pays, la Nissan Altima-TE.

Une étonnante voiture

La Nissan Altima étonne. La voiture, dont la première génération a littéralement séduit les amateurs, continue depuis (elle est quand même à sa sixième génération) d’attirer un noyau d’enthousiastes. Cette nouvelle génération devrait cependant pouvoir attirer une nouvelle clientèle, ou même ramener les premiers amateurs vers elle, notamment en raison de son style plus moderne et de ses grandes qualités.

Du nombre, mentionnons le design nettement plus affirmé et l’habitacle mieux pensé, aux capacités ergonomiques plus agréables et à la qualité de finition rehaussée. S’il est vrai que nous avons surtout conduit les déclinaisons les plus outillées, il n’en demeure pas moins que certains éléments de série viennent confirmer l’effort de finition consenti à la voiture.

Un bon mot aussi pour les sièges baptisés Zéro Gravité, inspirés de ceux de la NASA, et dont le confort permet d’effectuer de longues randonnées sans ressentir la fatigue. Même pour les gens qui, comme moi, ont laissé leur développement horizontal devenir plus imposant au fil des années.

Le véritable attrait de cette nouvelle Nissan Altima cependant, c’est son rouage intégral, désormais offert sur toutes les versions. On parle ici d’un système qui permet d’osciller entre une simple traction avant ou un système qui transporte jusqu’à 50 % de la puissance aux roues arrière. Sans compter la variation latérale, qui permet aussi de transférer la puissance sans délai si la voiture détecte un manque d’adhérence.

Dernier détail, comme c’est le cas chez Nissan avec tous ses nouveaux modèles, on peut désormais compter sur le système de sécurité embarqué Pro Pilot Assist, un système qui réunit de nombreuses technologies, incluant la capacité de maintien en voie du véhicule, la reconnaissance des panneaux de signalisation et la détection de la fatigue chez le conducteur.

Glace, quelle glace?

Le test ultime, c’est sur les routes de la région de Mont-Tremblant, des routes fortement enneigées et glacées (certaines envahies par l’eau), mais qui n’ont pas empêché la Nissan Altima de se déplacer sans effort.

En fait, il me faut l’admettre, l’intervention la plus à propos est survenue au moment où une erreur de pilotage de ma part (pour éviter un chevreuil, dois-je préciser) a esquissé un dérapage que la voiture s’est empressée de corriger. Tout est sauf, chevreuil compris, et le système intégral de l’Altima a fait ses preuves.

Munie de pneus à clous sur le circuit glacé de Mecaglisse, la voiture a affronté le slalom à des vitesses de plus de 50 km à l’heure sans jamais rechigner. Et pourtant, la surface aurait permis d’y patiner sans effort. Bref, le rouage intégral de la Nissan Altima a fait ses preuves, tout comme les qualités de confort et de plaisir de conduite de la voiture.

Nissan Altima-TE

Mais parce que nous sommes de grands enfants, Nissan nous avait aussi réservé une surprise : une courte, mais concluante, randonnée au volant du prototype Altima-TE, une Nissan Altima modifiée par les soins de la compagnie québécoise MIA et qui est désormais montée sur des chenilles au lieu de roues.

Tout y est, confort et accessoires compris, on a aussi conservé le rouage intégral pour cette voiture aux capacités hivernales bien au-dessus de la moyenne. Je n’ai fait que quelques kilomètres à son volant, mais cela a été suffisant pour me donner un large sourire et me faire réaliser que, même de façon extrême, le système intégral de l’Altima réagit avec vivacité et efficacité.

J’aurais aimé garder la Altima-TE plus longtemps. Mais j’avoue que même la Nissan Altima de série m’a impressionné.

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