1 février 2018
La FADOQ et l’Association des concessionnaires automobiles réserveront ailleurs 
Nuitées priorisées au Centre de congrès
Par: Jean-Luc Lorry
En 2018, le Salon du véhicule électrique se tiendra au Centre BMO. L’an passé, ce premier salon public organisé au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe avait attiré 11 800 visiteurs. Photothèque | Le Courrier ©

En 2018, le Salon du véhicule électrique se tiendra au Centre BMO. L’an passé, ce premier salon public organisé au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe avait attiré 11 800 visiteurs. Photothèque | Le Courrier ©

Faute de pouvoir réserver une salle au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe aux dates souhaitées, l’Association des concessionnaires automobiles de Saint-Hyacinthe et le bureau régional de la FADOQ regardent ailleurs pour organiser certaines de leurs activités.

Le Salon du véhicule électrique, qui a été le premier salon public organisé au nouveau centre de congrès en novembre 2017, ne pourra y tenir sa seconde édition cet automne.
Le bureau des ventes du centre de congrès municipal a en effet suggéré aux organisateurs de déplacer au mois de février cette activité qui avait attiré 11 800 visiteurs sur trois jours.
« Les mêmes dates que l’an dernier n’étaient pas disponibles en raison de la priorité accordée aux événements incluant des nuitées. Le mois de février n’est pas l’idéal pour proposer à nos visiteurs des essais routiers », indique en entrevue au COURRIER, Guy Lussier, président de l’Association des concessionnaires automobiles de Saint-Hyacinthe.
Contrairement à un congrès, le Salon du véhicule électrique n’implique pas l’organisation d’un banquet ni la réservation de plusieurs nuitées à l’hôtel Sheraton qui ouvrira ses portes mi-avril.
« Je comprends que la mission d’affaires est d’utiliser le centre de congrès pour louer des chambres au Sheraton », mentionne M. Lussier.
Cette année, son association optera pour le Centre BMO qui offre une plus grande superficie que le centre de congrès, 61 050 pieds carrés versus 25 000 pieds carrés.
« Contrairement au centre de congrès, le Centre BMO a un accès plus complexe. Il faudra augmenter l’affichage pour nos visiteurs », considère Guy Lussier. La seconde édition du Salon du véhicule électrique devrait avoir lieu les 2, 3 et 4 novembre.
Déception à la FADOQ
La direction de la FADOQ région Richelieu-Yamaska souhaitait, elle aussi, réserver une salle du centre de congrès pour y organiser deux dîners en 2018 rassemblant 200 convives ainsi que la traditionnelle Danse en blanc qui regroupe environ 300 personnes.
« Ces activités se déroulent année après année à date fixe. Lorsque j’ai pris connaissance du courriel du centre de congrès qui demandait de la flexibilité dans nos dates [afin de pouvoir accomoder un client potentiel avec des nuitées garanties], je suis tombé en bas de ma chaise. Si l’on ne peut pas réserver chez nous, nous allons regarder ailleurs », déplore Claude Leblanc, directeur général de la FADOQ, région Richelieu- Yamaska.
Questionné sur le sujet, Michel Douville, directeur général du Centre de congrès de Saint-Hyacinthe et de l’hôtel Sheraton, confirme prioriser les réservations d’activités incluant des nuitées au Sheraton.
« Notre mandat est de vendre deux établissements que sont le centre de congrès et l’hôtel Sheraton. Nous sommes favorables aux organismes locaux et nous allons toujours offrir des alternatives de dates », précise Michel Douville.
Activités politiques
La fin de semaine dernière, le Conseil national du Parti québécois (PQ) se tenait au centre de congrès.
Les médias présents sur place ont questionné des députés péquistes sur un possible malaise à tenir ce rassemblement sur un terrain appartenant à Centres d’achats Beauward Ltée, société de l‘ex-argentier du Parti libéral, Marc Bibeau. Selon Michel Douville, la personne responsable de l’organisation du Conseil national du PQ a beaucoup apprécié l’infrastructure, la qualité du service et la localisation géographique du centre de congrès.
« On nous a dit que cette activité se déroulera de nouveau à Saint-Hyacinthe. D’autres partis politiques provincial et fédéral ont déjà démontré de l’intérêt à venir chez nous », note M. Douville.
Malgré le conflit de travail qui opposa la direction du défunt Hôtel des Seigneurs à la CSN, Michel Douville ne s’attend pas à faire l’objet d’un boycott des centrales syndicales. Il dit que sa porte leur est grande ouverte pour l’organisation de leurs congrès respectifs.

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