7 février 2019
Quartier des Pins : l’espoir d’une relance
Par: Martin Bourassa

Les partenaires et promoteurs du Quartier des Pins en des temps plus heureux, lors de la première pelletée de terre officielle en mars 2015. On reconnaît entre autres Claude Laliberté à l’extrême gauche et Alain F. Dupuis, plus au centre portant le casque à la droite de la pelle. Photothèque Le Courrier.

Les investisseurs impliqués dans l’ensemble résidentiel du Quartier des Pins dans le quartier Douville n’ont pas perdu espoir de le réaliser.

On croit comprendre qu’ils ont beaucoup appris des difficultés qui ont plombé le projet et conduit à la perte des Entreprises Gilles Duquette (autre texte P.7).

Ils vont donc réajuster le tir et en tirer les leçons qui s’imposent, a laissé entendre au COURRIER Claude Laliberté, l’un des cinq investisseurs impliqués au départ dans le Quartier des Pins. Chacun aurait mis un million de dollars dans le projet depuis 2013 pour l’achat des terrains et la réalisation des travaux d’infrastructures qui ont tous été payés.

Deux erreurs fondamentales ont été commises dans l’élaboration de l’ensemble résidentiel, considère M. Laliberté en prenant du recul. « Pour différentes raisons, il s’est écoulé beaucoup trop de temps entre l’annonce du projet et son démarrage, un bon deux ans je dirais. Ça a trop tardé à lever de terre. Et la fourchette de prix des condos, entre 350 000 $ et 750 000 $, n’a pas aidé. Il y a une mauvaise évaluation du marché. Alain [Dupuis] est parti beaucoup trop cher. »

À son avis, la barre psychologique des acheteurs de condos à Saint-Hyacinthe ne dépasse pas les 400 000 $. « À ce prix-là, il y a eu des appels et on en aurait vendu. Maintenant, nous allons faire quoi? C’est ce que nous sommes à évaluer. On regarde la vente de condos ou le marché locatif. Les condos locatifs sont très en demande à Saint-Hyacinthe, c’est ce que les acheteurs recherchent. Une chose est certaine, le potentiel est encore là, il faut juste cibler le bon marché. »

Selon Claude Laliberté, l’émergence d’immeubles imposants en façade du Quartier des Pins, le long du boulevard Laurier Ouest où on construit actuellement le Manoir Deauville, une ressource d’hébergement intermédiaire de 102 places, ne freinera pas l’ardeur de la clientèle lorsque la relance du développement immobilier sera amorcée.

« Cela n’affecte aucunement le potentiel, au contraire, ces bâtiments situés à l’autre extrémité serviront de mur anti-bruit par rapport à la circulation du boulevard. Ce ne sera pas un irritant du tout. Croyez-moi, le Quartier des Pins va redémarrer de plus belle en 2019. »

Selon nos informations, le concepteur du projet, Alain F. Dupuis, ne serait pas partie prenante de cette relance.

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