1 novembre 2018
entre les lignes
Remercier Simon
Par: Le Courrier

Un psychodrame dont seule la Société de développement commercial (SDC) a le secret vient de se jouer au centre-ville. Il met en vedette le directeur général Simon Cusson. Depuis 10 jours, les rumeurs courraient au sujet de son avenir à la tête de la SDC. Officiellement, M. Cusson était en congé, ce qui n’empêchait pas le conseil d’administration de se réunir sans lui. Or, la SDC a mis fin au suspense par un communiqué laconique envoyé hier matin. On y écrit que M. Cusson n’est plus à l’emploi de la SDC et qu’elle va confier à une firme externe le soin de réorganiser sa permanence. Ha oui, on avait aussi pris bien soin de mentionner que dans le but de respecter les administrateurs bénévoles, toutes les demandes en lien avec cette annonce seraient traitées uniquement par courriel.

Voilà qui en dit long sur la capacité de ceux-ci de se tenir debout et de rendre des comptes. Il faut dire que la présidente de la SDC n’a jamais été capable de répondre à nos appels depuis 10 jours. Visiblement, elle ne comprend pas son rôle.

À la demande de l’organisme, on raconte que la Ville de Saint-Hyacinthe aurait même dépêché une de ses employées des communications pour assurer le suivi des dossiers. C’est sans doute elle qui a écrit le communiqué et qui va répondre aux courriels.

On va se le dire, assumer la direction générale la SDC n’est pas une sinécure. Cela exige du doigté et une bonne santé mentale. Le gros du travail consiste à essayer de contenter tout le monde et à arbitrer des chicanes de commerçants, non à assurer le développement économique durable du centre-ville. Il faut savoir composer avec ceux qui exigent de l’action pour dynamiser le centre-ville et ceux qui ne veulent pas trop de dérangement. Ceux qui veulent que l’organisme défende leurs intérêts auprès de la Ville et ceux qui ne veulent surtout pas déplaire aux élus et à la direction générale. Enfin, il y a ceux qui s’impliquent volontiers et ceux qui critiquent en coulisses. Et pour naviguer à vue, le DG doit le faire pratiquement sans ressource et sans support. M. Cusson le faisait très bien depuis neuf ans et on le remercie. Ça sent le congédiement à plein nez. Explications svp.

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