8 février 2018
Faillites de Zénith Lab et Laboratoires du Saint-Laurent
Un ancien dirigeant tente de sauver les meubles
Par: Jean-Luc Lorry
Malgré la faillite, Les Laboratoires du Saint-Laurent devraient continuer à faire partie des locataires du CDBQ, un centre de recherche privé de La Pocatière, mais sous la raison sociale Laboratoire LSL.

Malgré la faillite, Les Laboratoires du Saint-Laurent devraient continuer à faire partie des locataires du CDBQ, un centre de recherche privé de La Pocatière, mais sous la raison sociale Laboratoire LSL.

Après avoir déclaré faillite, l’entreprise de Saint-Hyacinthe Zénith Lab et sa filiale Les Laboratoires du Saint-Laurent située à La Pocatière ne semblent pas avoir tout perdu puisque l’un des dirigeants s’est porté acquéreur des actifs, a appris LE COURRIER.

Selon nos informations, le Maskoutain Jacques-André St-Pierre, qui était directeur de production et associé de Zénith Lab et des Laboratoires du Saint-Laurent, est devenu actionnaire majoritaire de la nouvelle structure juridique qui se nomme maintenant Laboratoire LSL.
« Après avoir mené un processus rigoureux, ce fut la meilleure offre acceptée par la Cour supérieure et les créanciers garantis », a précisé le syndic Raymond Chabot.
Les Laboratoires du Saint-Laurent regroupaient 38 personnes. Selon nos informations, ils seraient une vingtaine à l’usine de La Pocatière et huit dans des locaux administratifs basés à Longueuil.
En 2014, Zénith Lab avait fait l’acquisition des Laboratoires du Saint-Laurent, une entreprise qui œuvre depuis plus de vingt ans dans le développement et la fabrication de produits naturels.
D’après l’hebdomadaire Le Placoteux, Les Laboratoires du Saint-Laurent sont locataires depuis 1995 d’un bâtiment de 11 500 pieds carrés situé au Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ), un centre de recherche privé qui offre des locaux aux entreprises bien établies et à d’autres en démarrage.
Ce dernier fait partie de la trentaine de créanciers non garantis et réclamait près de 50 000 $. Laboratoire LSL va demeurer au CDBQ.
Le principal créancier garanti des Laboratoires du Saint-Laurent était la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe (1,5 M$), suivi de la Banque Nationale du Canada (348 132 $).
Une réclamation litigieuse de 2 M$ d’une compagnie à numéro de Montréal figure également au dossier.
Selon des documents obtenus par LE COURRIER auprès du syndic, le passif des Laboratoires du Saint-Laurent se chiffrait à 4 501 414 $.
Coups de pouce financiers
Ces dernières années, Les Laboratoires du Saint-Laurent ont pu compter sur plusieurs coups de pouce financiers.
En 2007, l’entreprise avait reçu une subvention de 84 000 $ de Développement économique Canada (DEC) pour soutenir un investissement qui était estimé à 240 000 $.
En 2011, Les Laboratoires du Saint-Laurent avaient obtenu cette fois un prêt de 79 000 $ dans le cadre d’un autre investissement de 143 500 $. Finalement, en 2016, DEC avait accordé une contribution remboursable de 142 500 $ pour un troisième investissement de 375 000 $.
Aujourd’hui, comme créancier non garanti, le bureau montréalais de DEC réclamait un montant de plus de 90 000 $.
Les Laboratoires du Saint-Laurent ont également obtenu une aide de la MRC de Kamouraska via son bras économique. Contacté sur le sujet, Jocelyn St-Jean, conseiller en entrepreneuriat dans cette MRC, a refusé de divulguer le montant d’un prêt octroyé à l’entreprise de produits naturels.
La MRC de Kamouraska fait toutefois partie des créanciers non garantis pour une somme de 61 400 $. Ce montant a été perdu en raison de la faillite.
Nouveau propriétaire de Laboratoire LSL, Jacques-André St-Pierre a décliné notre demande d’entrevue.

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