7 mai 2015
Le grand glissement, cinq ans après
15 millions $ en travaux préventifs
Par: Benoit Lapierre
Au cours des cinq dernières années, pas moins de 15 millions $ auront été investis pour stabiliser les berges de la rivière Salvail par l’adoucissement des talus et de l’empierrement à leur base. Photo municipalité de Saint-Jude

Au cours des cinq dernières années, pas moins de 15 millions $ auront été investis pour stabiliser les berges de la rivière Salvail par l’adoucissement des talus et de l’empierrement à leur base. Photo municipalité de Saint-Jude

Cinq ans après le grand glissement, la construction résidentielle peut redémarrer à Saint-Jude. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Cinq ans après le grand glissement, la construction résidentielle peut redémarrer à Saint-Jude. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Plus de 90 000 tonnes de pierre auront été utilisées au cours des cinq années de travaux de ­stabilisation des berges de la rivière Salvail et de ses affluents. Le dernier chantier sera lancé ce printemps.

Plus de 90 000 tonnes de pierre auront été utilisées au cours des cinq années de travaux de ­stabilisation des berges de la rivière Salvail et de ses affluents. Le dernier chantier sera lancé ce printemps.

Le glissement de terrain de mai 2010 a été l’élément déclencheur d’une grande investigation le long de la rivière Salvail et de ses affluents.

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Au cours de cette étude, 25 sites ont été examinés par les scientifiques et de ce nombre, neuf ont été retenus comme étant des emplacements préoccupants nécessitant une intervention. Huit se trouvent sur le territoire de Saint-Jude et le neuvième, sur celui de Saint-Louis (site no 5).

Ce fut le point de départ de cinq années de travaux intensifs entièrement gérés par la municipalité et dont la dernière étape se réalisera cet été au site no 23, qui se trouve au bout de la rue Graveline. À terme, pas moins de 15 millions $ auront été investis par le gouvernement du ­Québec pour stabiliser les talus, ­constitués en grande partie d’argiles ­marines de la mer de Champlain. Les ­interventions consistaient généralement à adoucir l’angle du talus, à l’alléger par l’enlèvement de grandes quantités de terre et à consolider sa base par un ­empierrement.

À ce jour, près de 90 000 tonnes de pierre et 70 000 tonnes de sable ont été déversées sur les chantiers de Saint-Jude, et pas moins de 5000 chargements de terre ont été retirés des talus ­problématiques. « Saint-Jude est devenu l’un des villages les plus sécuritaires. Il fallait rassurer les gens, et nous y sommes parvenus », se réjouit le maire de Bellefeuille.

Il souligne qu’aucun des glissements survenus après mai 2010, comme celui de 2011 qui a nécessité l’évacuation préventive de neuf maisons, ne s’est produit à l’extérieur des neuf zones préoccupantes.

Yves de Bellefeuille est très heureux d’annoncer que Saint-Jude s’enrichira même de 42 résidences au coeur du ­village, dans un lotissement qui n’aurait jamais pu être exploité sans les travaux de stabilisation des talus. Le projet est ­réalisé par la firme Construction Chobin, un ­entrepreneur général que la ­municipalité est parvenue à attirer à Saint-Jude.

Le désastre de mai 2010 aura coûté au village de Saint-Jude la somme ­totale de 352 000 $, mais M. de Bellefeuille ­considère que la municipalité s’en tire à bon compte, étant donné l’aide ­gouvernementale obtenue. « Un décret avait été adopté juste pour nous. Si ça se produisait ­aujourd’hui, je me demande comment on ferait. »

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