8 août 2013
Dek hockey
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Par: Maxime Prévost Durand
Le dek hockey prend de plus en plus de place dans le paysage sportif en été. Plus de 70 équipes jouent sur l'unique surface aménagée à Saint-Hyacinthe.

Le dek hockey prend de plus en plus de place dans le paysage sportif en été. Plus de 70 équipes jouent sur l'unique surface aménagée à Saint-Hyacinthe.

De plus en plus de joueurs de hockey s’adonnent au dek hockey en été afin de garder la forme et poursuivre le plaisir ressenti dans la pratique de leur sport favori. Mais est-ce bon de conserver le bâton entre les mains 12 mois durant ou devraient-ils plutôt profiter de l’été pour s’éloigner du hockey?

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Du hockey à longueur d’année, bon ou non?

« C’est un très bon exercice pour les joueurs, estime l’entraîneur des Gaulois midget AAA, Martin Cadorette. Le jeu est rapide et il n’y a pas beaucoup d’arrêts de jeu. C’est excellent pour le cardio, ils sont obligés de travailler constamment. Pour les joueurs, c’est une bonne affaire que de jouer au dek hockey. »

Les propos de l’entraîneur sont appuyés par ceux du joueur professionnel Bruno Gervais, qui joue à l’occasion avec son frère Maxime. « C’est complètement différent de l’effort qu’un joueur fournit sur la glace. Ça amène une autre vision du jeu. »Le dek hockey permet également d’améliorer le contrôle du bâton et l’agilité des mains d’un hockeyeur selon Martin Cadorette.S’ils encouragent les joueurs à pratiquer ce dérivé du hockey sur glace, ils ne suggèrent pas pour autant que les jeunes ne pratiquent que ce sport à longueur d’année. « Lorsque j’étais plus jeune, j’ai joué au baseball et au soccer. Ça permet de travailler d’autres muscles. J’ai appris plusieurs trucs dans ce sport qui me servent aussi sur la glace », soutient le porte-couleur des Flyers de Philadelphie.« Il faut s’exercer à plus d’une discipline sportive. Le soccer, par exemple, fait voir d’autres choses aux jeunes. Il faut prendre une pause du hockey un moment donné, c’est important pour ne pas être saturé du sport », ajoute Martin Cadorette.Le dek hockey cause déjà bien des maux de tête aux associations de soccer du Québec. La perte de vitesse connue par le soccer cette année dans la province serait occasionnée par la popularité du dek croient plusieurs, dont Pierre Rhéaume, président du FC Saint-Hyacinthe.À Saint-Hyacinthe, le nombre d’inscriptions au soccer a diminué de près d’une centaine de joueurs sur les quelque 2 200 membres du FC Saint-Hyacinthe. Granby s’en est davantage ressenti avec une chute de 300 inscriptions sur les 1 200 joueurs du Cosmos cet été.

Populaire et accessible

Au cours des trois dernières années, le dek hockey a connu une grande ascension, une explosion du nombre de joueurs partout au Québec. Une ligue existe à Saint-Hyacinthe depuis quelques années déjà, Dek Hockey Saint-Hyacinthe. Cet été, elle atteint de nouveaux sommets avec plus de 70 équipes qui s’affrontent dans différentes catégories.

La patinoire conçue spécialement pour le dek hockey sur la rue Saint-Prosper est occupée à pleine capacité, de 18 h à 23 h du lundi au vendredi et le dimanche toute la journée, témoignant de la popularité de la discipline.« Monsieur et madame Tout-le-Monde peut jouer au dek, c’est un sport très accessible », croit Éric Sansoucy, responsable de Dek Hockey Saint-Hyacinthe. Pas besoin d’être un joueur de hockey sur glace pour jouer au dek. Ce sport se veut plutôt rassembleur, pour avoir du bon temps entre amis tout en dépensant beaucoup d’énergie, remarque de son côté Daniel Cliche, copropriétaire de Dek Hockey Sportscene, la ligue oeuvrant du côté du Mont Saint-Hilaire.Plusieurs catégories sont offertes, selon la force du joueur, afin que tous puissent y trouver leur compte. Les filles bénéficient même de leur propre classe à Saint-Hyacinthe. Présentement, aucune association québécoise, à l’image de Hockey Québec, n’existe pour le dek hockey, laissant chaque ligue décider de son offre. Certaines ligues prônent le 3 vs 3 comme à Saint-Hyacinthe, d’autres le 4 vs 4 comme à Saint-Hilaire. Tout est une question de goût.Tout ce dont on a besoin, c’est, bien sûr, un bâton, avec des gants, des jambières et un casque. « C’est du hockey-balle haut de gamme », image Éric Sansoucy.

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