15 juin 2017
300 quilleurs sur le carreau
Par: Marie-Pier Leboeuf
Le Salon de Quilles Le Maskoutain a fermé ses portes le 31 mai.   Photo Robert Gosselin - Le Courrier

Le Salon de Quilles Le Maskoutain a fermé ses portes le 31 mai. Photo Robert Gosselin - Le Courrier

Les amateurs de grosses quilles ont pu réaliser leur dernier abat dans les allées du Salon de Quilles Le Maskoutain avant que le propriétaire ne mette fin aux opérations en mai dernier. Déçus et inquiets, les quelque 300 joueurs à la rue tentent de trouver leur nouveau terrain de jeu avec la création d’une coopérative, qui n’a pour l’instant débouché sur aucune solution concluante. 

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« Il y a une baisse d’achalandage parce que c’est un sport qui est méconnu et les gens sont habitués d’aller jouer aux petites quilles », a mentionné l’agent de développement de la MRC des Maskoutains Steve Carrière. Le propriétaire Michel Normandin, 67 ans, pouvait mettre jusqu’à 80 heures par semaine pour maintenir le centre ouvert, avant qu’il ne ferme ses portes après une quarantaine d’années d’implication. 

« Cette fermeture me désole et me frustre, mais la plupart des joueurs sentaient cette fermeture venir », a confié Bruno Côté, un membre régulier depuis cinq ans. 

Le salon de quilles de la rue Choquette était le seul qui permettait de jouer aux grosses quilles parmi les trois salons que l’on compte à Saint-Hyacinthe. Voilà le désagrément des joueurs qui doivent dorénavant se déplacer jusqu’à Beloeil ou Granby pour conserver leurs habitudes. 

Depuis cette fermeture, ils sont une dizaine de quilleurs à s’être donné le mandat d’implanter un nouveau salon de quilles à Saint-Hyacinthe par le biais d’une coopérative. Le groupe est d’ailleurs chapeauté par l’organisme Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) sur le plan légal, ainsi que par la MRC des Maskoutains pour le développement du plan d’affaires.

Des options réduites

« On a regardé les locaux disponibles dans la région parce qu’on ne peut pas aller n’importe où, il y a des règlements d’urbanisme à respecter. Ça a diminué les options possibles, a expliqué M. Carrière. Au centre-ville, l’endroit qui pouvait être économiquement viable était déjà loué. Et en haut de la ville, près du centre commercial, les loyers sont trop dispendieux. »

La possibilité de construire un nouveau salon de quilles n’a pas été écartée, mais les coûts d’une telle construction s’éleveraient facilement à un million $, selon l’agent de développement. Bien qu’ils soient près de 35 quilleurs à avoir manifesté leur intérêt à investir, la somme astronomique est difficile à endosser pour les sportifs qui devraient dénicher une mise de fonds de 250 000 $. 

« L’option idéale serait l’achat-location, donc quelqu’un qui voudrait construire la salle et qui nous louerait son local », a indiqué M. Carrière. 

Pour arriver à mettre en place un nouveau salon de quilles, les joueurssont toujours à la recherche de membres et d’entreprises prêts à investir ou à s’impliquer au sein de la coopérative. Toute personne intéressée doit contacter l’agent de développement à la MRC des Maskoutains, Steve Carrière, au 450 768-3005. 

En ce qui a trait à l’avenir du bâtiment du Salon de Quilles Le Maskoutain, le propriétaire n’a pas répondu à notre appel.

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