30 mai 2013
Biométhanisation
366 000 $ pour éliminer les odeurs… et les plaintes!
Par: Le Courrier
À compter de lundi, le digestat que la Ville transformait en terreau à sa plate-forme de maturation de la rue Ferdinand-Daoust sera acheminé à un centre de valorisation situé dans les Cantons-de-l'Est, ce qui éliminera le problème des odeurs.

À compter de lundi, le digestat que la Ville transformait en terreau à sa plate-forme de maturation de la rue Ferdinand-Daoust sera acheminé à un centre de valorisation situé dans les Cantons-de-l'Est, ce qui éliminera le problème des odeurs.

Incapable d’éliminer les mauvaises odeurs qui incommodent le voisinage près du site où est entreposé le digestat provenant de l’usine d’épuration, la Ville de Saint-Hyacinthe a décidé de prendre les grands moyens pour régler définitivement la question.

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La source du problème sera tout simplement transportée loin de Saint-Hyacinthe en attendant que des installations permanentes remplacent la plate-forme temporaire de maturation du digestat. Ce site, ouvert l’été dernier, est bordé par l’avenue Bérard, la rue Ferdinand-Daoust et le boul. Choquette, dans le parc industriel Olivier-Chalifoux.

Réuni lundi après-midi en séance extraordinaire, le conseil municipal a octroyé un contrat de 366 195 $ à la firme Biogénie, une division de la multinationale EnGlobe corp., pour le transport et la valorisation de tout le digestat produit à l’usine pour la période allant du 3 juin au 31 décembre 2013. À compter de lundi, Biogénie acheminera le digestat à son centre de compostage de Bury, près de Sherbrooke, c’est-à-dire à l’endroit même où les boues d’épuration de Saint-Hyacinthe étaient valorisées avant l’achèvement de la phase I du projet de biométhanisation. Biogénie, plus bas soumissionnaire conforme, a devancé d’environ 200 000 $ la firme Viridis, de Beloeil, après pondération des prix.C’est au cours de l’été 2012 que la Ville a commencé à transporter le digestat à son site expérimental du parc industriel Olivier-Chalifoux. Entreposé en andains à l’air libre, le digestat devient un excellent terreau au bout de 30 jours de maturation. Le hic, c’est qu’au début de la maturation, de l’azote ammoniacal se dégage du digestat, et c’est ce gaz qui est malodorant. Les premières plaintes à ce sujet ont été formulées en août dernier, puis le problème s’était atténué avec l’arrivée de l’automne. Mais les odeurs sont réapparues ce printemps et avec elles, les plaintes, d’où la décision de la Ville de tout arrêter.La maturation du digestat à Saint-Hyacinthe ne reprendra que lorsque la Ville sera dotée d’installations adéquates pour recourir à nouveau à ce procédé, cette fois dans le cadre de la phase II du projet de biométhanisation. Au mois de mars, la Ville a octroyé un contrat de 3,17 millions $ à une firme de Laval, Unigertek, pour la construction d’un centre de réception et de traitement des matières organiques doté aussi d’une plate-forme de maturation du digestat au 8400, avenue Émilien-Letarte, dans le parc industriel Théo-Phénix. Le nouveau bâtiment sera doté d’une aire d’entreposage fermée où le digestat séjournera pendant qu’il libère de l’azote ammoniacal.C’est à ce centre de réception que seront d’abord acheminées les matières organiques que la Ville traitera par biométhanisation en plus des boues d’épuration, au terme de la phase II de son projet. Comme les boues, le contenu des bacs bruns de la Régie des déchets et les résidus en provenance des secteurs industriel et commercial seront ensuite transformés en digestat et en biométhane à la station d’épuration, rue Girouard Est. Le traitement du digestat sera complété à la nouvelle plate-forme de maturation de l’avenue Émilien-Letarte.

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