18 septembre 2014
Passe migratoire du barrage Penman’s
626 000 $ pour des travaux simplifiés
Par: Benoît Lapierre
La Ville réalisera bientôt la phase II du projet de stabilisation du réservoir principale du barrage Penman’s, au coût de 626 000 $. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville réalisera bientôt la phase II du projet de stabilisation du réservoir principale du barrage Penman’s, au coût de 626 000 $. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe va consacrer à nouveau passablement d’argent à l’entretien du barrage Penman’s, sur la rivière Yamaska, cette fois à l’étape II du projet de stabilisation du déversoir principal, lequel a été amorcé en 2011.

Cette phase II, qui devait se réaliser en 2012, va finalement coûter beaucoup moins cher que prévu, et cela parce que les travaux projetés – la réfection de la passe migratoire à poissons – ne seront pas aussi complexes que ceux planifiés au départ, a indiqué le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau.

« La passe migratoire sera un aménagement plus simple, parce que les études ont démontré qu’il y a peu ou pas d’anguilles dans la Yamaska », a-t-il expliqué. Il faisait allusion à l’étude de 30 000 $ sur les anguilles juvéniles que la Ville a commandée l’été dernier à la demande de Pêches et Océans Canada, qui se préoccupe de la situation de l’anguille. Réalisée par la firme Milieu, cette étude a donné des résultats négatifs, mais de récentes captures faites à Saint-Hyacinthe et Saint-Pie (voir photos) laissent planer un doute quant à la justesse des conclusions du rapport qui a été transmis à la Ville.

Quoi qu’il en soit, une nouvelle passe migratoire remplacera l’ouvrage actuel, une dalle de béton inclinée partant d’une échancrure dans la crête du barrage (l’entrée de la passe). Cette dalle sera partiellement démolie; la section conservée sera réaménagée en un corridor-déversoir dont le fond sera recouvert de pierres, tandis qu’un empierrement remplacera la partie détruite de l’ancienne passe.

« Un empierrement de stabilisation sera également mis en place du côté amont de la passe migratoire. Par conséquent, la passe migratoire conservera sa fonction et l’utilisation de pierres en remplacement du béton la rendra plus naturelle », a indiqué Joëlle Jetté, de la division des Communications et Relations publiques à la Ville de Saint-Hyacinthe.

626 000 $

Le conseil municipal a donc octroyé le 2 septembre un contrat de 626 390 $ à la firme Maskimo, de l’Épiphanie, plus bas soumissionnaire conforme à la suite de l’appel d’offres pour la phase II du projet du barrage. Ce prix s’avère inférieur de près de 300 000 $ à celui soumis par le deuxième soumissionnaire, a souligné M. Bilodeau.

En allant de l’avant avec une phase II retouchée, la Ville réalisera aussi de grandes économies par rapport aux deux soumissions qui avaient été rejetées en 2012, parce que jugées trop élevées. La proposition du plus bas soumissionnaire, Construction BSL, de Québec, s’élevait alors à 1,6 million $ et celle de la firme Cimota, également de Québec, à 2,04 millions $.

C’est Cimota qui avait réalisé la phase l des travaux en 2011 en vertu d’un contrat de 358 863 $. En tenant compte du dernier contrat accordé et de ceux octroyés à des firmes d’ingénieurs dans ce dossier, on obtient ce que la remise en état du barrage Penman’s aura coûté à la Ville au cours des trois dernières années, c’est-à-dire la somme de 1 257 793 $.

Le principal utilisateur du barrage Penman’s, la société Algonquin Power, ne participe pas financièrement à l’entretien de l’ouvrage, et cela bien qu’elle y exploite la centrale hydroélectrique T.-D.-Bouchard, une installation de 2,5 mégawatts. En vertu des accords que la Ville a conclus avec les promoteurs du projet hydroélectrique en 1992 et 1993, elle seule a la responsabilité de maintenir le barrage en bon état. Depuis 1994, les propriétaires des centrales lui ont versé en redevances une somme totale de 243 709 $, ce qui est loin de couvrir les frais d’entretien du barrage.

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