8 août 2013
Le Défi des Sem'Elles
À grands pas vers de saines habitudes de vie
Par: Le Courrier
Marie-Ève Desnoyers courra une distance de près de 85 km dans le cadre du Défi des Sem'Elles qui se tiendra du 3 au 6 octobre.

Marie-Ève Desnoyers courra une distance de près de 85 km dans le cadre du Défi des Sem'Elles qui se tiendra du 3 au 6 octobre.

Cet automne, Marie-Ève Desnoyers sera parmi les 50 participantes à relever le Défi des Sem’Elles, une course à relais de 650 km entre Toronto, Ottawa et Beloeil. Son bien-être et celui de ses jumelles, âgées bientôt de 6 ans, sont sa première source de motivation.

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C’est le premier défi que s’est lancé Marie-Ève Desnoyers à la suite de son accouchement. Elle n’avait jamais pratiqué de sport auparavant, à l’exception de quelques passe-temps à l’occasion. L’hiver dernier, la femme originaire de Saint-Damase a décidé de se prendre en main.

« Ce n’est pas facile avoir des jumeaux, avance Marie-Ève Desnoyers. J’avais besoin d’un défi pour me remettre sur pied moralement et physiquement. »Organisé au profit des Fondations Esprit de Corps et Les Petits Trésors, deux causes montérégiennes dont la première offre un appui aux familles monoparentales et la seconde prévoit un projet pilote pour les enfants atteints de troubles envahissants du développement (TED), le Défi des Sem’Elles réunira 50 femmes résolues à changer leurs habitudes de vie. Jusqu’au mois d’octobre, chacune devra amasser 3 900 $. Marie-Ève Desnoyers avait récolté 2 000 $ à la mi-juillet. « Nous espérons, par notre exemple, sensibiliser nos familles, nos amis et toute la population aux bienfaits de l’activité physique et des saines habitudes de vie », explique Mme Desnoyers.

Discipline et rigueur

Un nouveau régime de vie s’est donc imposé depuis ce printemps. Cela a commencé avec des ateliers de techniques de course, de confiance en soi et un autre sur l’alimentation. Suivi d’un entraînement supervisé d’une durée de deux heures, puis d’un entraînement individuel de 4 à 5 heures, chaque semaine.

« Nous devons courir une distance de 8 km chaque semaine en plus de notre entraînement avec le groupe. Souvent, on s’appelle entre filles pour se motiver. Cela a un effet d’entraînement incroyable! On est devenu comme une famille », dit-elle.Du 3 au 6 octobre, chaque participante devra courir près de 85 km de Toronto à Beloeil, en passant par Ottawa. Jusqu’à maintenant, Marie-Ève Desnoyers n’a pas encore couru son premier 10 km. Mais le défi préparatoire organisé les 16 et 17 août, une course à relais entre Beloeil et Mont-Tremblant, devrait la préparer moralement et physiquement.« J’ai peur, je suis stressée, mais j’ai hâte en même temps. Je sais que l’on est bien encadré. Nos coachs ont une bonne formation pour nous aider s’il arrive quoi que ce soit. »Depuis le début de l’aventure, Marie-Ève Desnoyers bénéficie du support de son conjoint et de ses deux filles. Le Défi des Sem’Elles l’a motivée à repousser ses propres limites. Cette dernière envisage même de répéter l’expérience dans le futur.« Je vais continuer à faire du sport, c’est certain! J’ai attrapé la piqûre et j’ai besoin de cette dose d’adrénaline quotidienne. Peut-être vais-je laisser passer un an avant de m’embarquer dans un autre défi, mais je vais répéter l’expérience, c’est certain! »

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