3 septembre 2015
Carte postale de Jean-Philippe St-Amand
À la poursuite du beau temps en Norvège
Par: Jennifer Blanchette
Le plan initial de Jean-Philippe St-Amand était de visiter la Suède. Il a finalement bifurqué vers la destination voisine, la Norvège, une excellente décision!  Photo Jean-Philippe St-Amand

Le plan initial de Jean-Philippe St-Amand était de visiter la Suède. Il a finalement bifurqué vers la destination voisine, la Norvège, une excellente décision! Photo Jean-Philippe St-Amand

Vers 23 h, le soleil de Norvège entame sa lente descente, cédant le pas à un magnifique ciel ­couleur pastel. Photo Jean-Philippe St-Amand

Vers 23 h, le soleil de Norvège entame sa lente descente, cédant le pas à un magnifique ciel ­couleur pastel. Photo Jean-Philippe St-Amand

Que faut-il pour choisir sa prochaine destination voyage? Pour certains, une analyse rigoureuse du pays que l’on projette de visiter et pour d’autres, seulement la promesse des beaux jours à venir. Le Maskoutain Jean-Philippe St-Amand a opté pour le deuxième choix, une décision qui l’a mené tout droit au coeur des plus beaux paysages de Norvège.

« Je n’avais nullement prévu aller en ­Norvège. J’ai juste décidé de quitter la Suède, car il faisait vraiment trop froid et on annonçait du beau temps dans le pays voisin », raconte Jean-Philippe, sur un ton nonchalant.

Il avait initialement prévu séjourner en Suède à la fin juin afin de rendre visite à une amie originaire de Varmdo, une ville située en banlieue de Stockholm.

« C’est très plat, la Suède, avec beaucoup de conifères et de petites maisons peintes en rouge et blanc. Le décor m’a un peu déçu, je m’attendais surtout à voir des montagnes et de grands paysages », ­explique l’homme de 27 ans.

Il garde toutefois un souvenir agréable du Vieux-Stockholm, dont une bonne partie des rues est piétonne durant la journée et dont la propreté ferait rougir tout Québécois. « Mais, la température était tellement fraîche, nous étions quand même en juin (!), que les terrasses fournissaient des couvertures à leurs clients », s’exclame celui qui possède ­l’entreprise Girko Construction.

Après plusieurs jours de grisaille, ­Jean-Philippe et sa compagne décident de mettre le cap sur la Norvège. « Là-bas, j’ai tellement vu ce que je voulais voir. Les sommets enneigés, les innombrables lacs, les hautes montagnes et des ­couchers de soleil hallucinants. »

Étant donné la très haute lattitude du pays – les parallèles les plus septentrionaux du Québec correspondent au sud de la Norvège -, les soleils de minuit ne sont pas rares dans cette contrée scandinave, témoigne le Maskoutain. « Il était 23 h et il faisait encore clair! Et quand le soleil se couchait, le ciel se teintait de rose. C’était incroyable. »

Amoureux de la nature, il a préféré ­éviter les grands centres urbains pour se concentrer sur ce que le pays a de plus beau à offrir; ses étendues naturelles.

Se déplaçant en voiture, Jean-Philippe et son amie ont franchi le Laerdalstunnelen, un tunnel de 24,5 km, ce qui en fait le plus long au monde. « Il y en a des tonnes de tunnels là-bas qui traversent des ­montagnes. C’est vraiment impressionnant », se souvient-il.

Les voyageurs en ont aussi profité pour visiter une formation géologique ­impressionnante nommée Helvete, ­« enfer » en Norvégien, ce qui n’a pas ­manqué d’attirer leur attention. Il s’agit en fait d’une cuve sculptée dans la roche par une ancienne chute d’eau et dans ­laquelle il est possible de s’enfoncer.

Manque de bol, les températures ­norvégiennes frôlaient elles aussi le point de congélation, même si la météo avait prédit l’inverse. « Certaines routes étaient fermées en raison d’un risque d’avalanche. J’ai des photos où je pose devant un mur de neige de 15 pieds de hauteur. Il semblerait que c’était une année exceptionnelle pour la neige. »

En plus d’être une destination très ­dispendieuse, beaucoup plus que la Suède, la Norvège présente quelques lacunes côté gastronomie, a jugé le ­Maskoutain.

Ces quelques détails n’auront pas suffi à altérer les souvenirs que Jean-Philippe garde de la Norvège. Après avoir sillonné quelque 2 000 kilomètres de ce pays ­nordique, il est catégorique : « Je n’avais jamais entendu parler de ce pays-là, mais c’est clairement un endroit où je retournerais! »

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