12 mai 2016
À la une…
Par: Christian Vanasse
À la une…

À la une…

Publicité
Activer le son

Y a deux raisons de faire la Une d’un journal. On a fait un bon coup… ou un moins bon. Qu’il soit volontaire ou non.

Vous gagnez 50 millions à la loterie, vous scorez en prolongation, vous sauvez une grand-maman d’un ouragan, votre face est assurée de se retrouver en première page d’un quotidien à grand tirage. Et là, tout le monde, incluant ceux qui ne liront même pas le journal, va jaser de vous. En bien. C’est un sentiment extrêmement agréable, mais aussi très passager. Mais avoir son visage en première page d’un quotidien à grand tirage quand on a fait un moins bon coup aux yeux de certains, ça peut être un sentiment extrêmement désagréable. Et sacrément durable.

Car « life is a bitch » comme disent les Grecs. Si vos bons coups sont toujours oubliés rapidement, vos moins bons, Oh boy, on va vous les ramener sur le nez souvent et longtemps! Même par ceux qui n’auront pas lu le journal. Votre face en première page suffit. Alors, je ne sais pas comment ont réagi le propriétaire des centres d’achats Beauward, Marc ­Bibeau, et le maire Claude Corbeil en se voyant le portrait en première page du Journal du Montréal lundi matin avec comme gros titre : « Le gouvernement ­financera-t-il un projet lié à l’ex-argentier du Parti libéral? ». Le café a dû passer de travers. Le soir, la nouvelle était devenue « un projet controversé », puis le lendemain « Saint-Hyacinthe est dans la tourmente ».

SUR-PRE-NANT n’est-ce pas? Ou pas. En fait, ce sont seulement les mêmes questions dont on se jasait dans nos ­salons ET dans les pages de ce journal depuis au moins six mois, faut-il le rappeler, sauf que maintenant c’est tout le Québec qui parle des Maskoutains. Et d’après moi ça va jaser encore un bon bout de temps…

image