30 juin 2011
Coopération internationale au Sénégal
Aider en famille
Par: Le Courrier
La famille Jolin-Paradis a eu l'idée de participer ensemble à un stage de coopération internationale. Ils partiront pour environ un mois et demi au Sénégal cet été. De gauche à droite : Sandrine, Andrée-Anne, Anaïs, Jean-Philippe et Aglaée.

La famille Jolin-Paradis a eu l'idée de participer ensemble à un stage de coopération internationale. Ils partiront pour environ un mois et demi au Sénégal cet été. De gauche à droite : Sandrine, Andrée-Anne, Anaïs, Jean-Philippe et Aglaée.

Une famille maskoutaine quittera cet été pour un séjour de coopération internationale au Sénégal. Partir pour l’Afrique en famille est encore très peu fréquent dans le domaine de l’aide humanitaire. Portrait d’une famille qui prône le développement à travers l’entraide.

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S’engager dans la communauté, c’est le leitmotiv de la famille Jolin-Paradis. Après plusieurs voyages familiaux en Europe, l’idée de partir en mission est venue d’Anaïs, 13 ans. « Quand elle était jeune, elle s’assoyait devant Vision mondiale avec un bol de maïs soufflé », expliquent les parents de la jeune fille. C’est elle qui dans les mois passés a fait germer l’idée au sein de la famille.

Les dates sont encore incertaines, mais Jean-Philippe Paradis (enseignant de sciences humaines à la PHD), Andrée-Anne Jolin (enseignante de prématernelle et aide à la pastorale) et trois de leurs filles (20, 13 et 11 ans), sont très fébriles à l’idée de partir. « On sait qu’on quitte en début juillet et qu’on revient au maximum le 15 août, mais on ne connaît pas encore les dates exactes, c’est très sénégalais comme fonctionnement », blague le père de famille en référence au mode de vie beaucoup moins rapide des Sénégalais. Jean-Philippe Paradis explique que la décision s’est prise en famille. « Ça fait partie du cheminement des enfants. C’est aussi histoire de redonner à la société ce qu’elle nous donne. On a un devoir », dit le père de famille. Partir à plusieurs comporte ses avantages comme ses désavantages. Le coût de séjour à assumer est beaucoup plus grand par exemple. Pour se financer, les Jolin-Paradis ont organisé un spectacle-bénéfice avec le groupe Marco et les Torvis et ont pu compter sur l’aide de plusieurs organismes, en majorité à vocation religieuse.

Une formation très satisfaisante

L’inquiétude n’est pas au rendez-vous. L’organisme les chapeautant, Mer et Monde, leur a donné plusieurs formations pour les préparer. Cours sur les moeurs, les religions (le Sénégal est majoritairement musulman), l’histoire, etc. « Les formations de Mer et Monde enlèvent nos préjugés et nous invitent à prendre les coutumes des autres », affirme la mère, Andrée-Anne Jolin. La formation est donnée en partie par des gens du Sénégal.

Le processus est encadré. Les participants ont dû envoyer des lettres de motivation, se procurer les multiples vaccins, se soumettre aux tests médicaux, etc. L’organisme rassemble le plus d’informations possible afin de mieux joindre les gens. Un des derniers défis avant le départ est l’apprentissage de la langue principale du pays, le wolof. La famille joint l’utile à l’agréable en apprenant grâce à la célèbre chanson des Colocs, Tassez-vous de d’là, qui contient une partie dans cette langue.La famille Jolin-Paradis quittera quelques jours à l’avance afin de faire un peu d’écotourisme avant de commencer leur expérience de coopération. Ils ont mis sur pied un site Internet afin de se présenter et de partager leur motivation : senegal2011.jimdo.com .

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