21 juillet 2011
Un hydravion s'écrase en Haute-Mauricie
Air Tamarac en deuil
Par: Le Courrier
Un appareil de la compagnie maskoutaine Air Tamarac s'est abîmé, lundi, dans la rivière Bostonnais, en Haute-Mauricie.

Un appareil de la compagnie maskoutaine Air Tamarac s'est abîmé, lundi, dans la rivière Bostonnais, en Haute-Mauricie.

Un hydravion de la compagnie maskoutaine Air Tamarac s’est écrasé, lundi après-midi, dans une rivière de la Haute-Mauricie, faisant une jeune victime de huit ans et quatre blessés. Une panne de moteur serait à l’origine du drame.

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La société de transport aérien, propriété des Maskoutains Jean Blanchard et Éliane Bédard, est en activité depuis plus de 40 ans. Elle dessert des expéditions de pêche et de chasse vers les pourvoiries de la Mauricie et organise, depuis 2007, des vols touristiques. C’est la première fois qu’elle est confrontée à un accident tragique.

« C’est une entreprise familiale et tous les employés sont tissés serrés du fait que nous opérons toute la saison à nos bureaux de Clova, en région éloignée, a témoigné M. Blanchard. On vit ça comme un deuil, un moment très difficile à passer. Tout le monde a pris ça dur. »L’accident s’est produit vers 15 h. Après avoir été aperçu à très basse altitude, l’hydravion de type Cessna s’est renversé dans la rivière Bostonnais, ses flotteurs le retenant à la surface de l’eau.La petite victime, un jeune Européen de 8 ans, était en voyage au Québec avec sa famille. Sa cousine, âgée de 10 ans, a été sauvée in extremis par un résident de la municipalité voisine qui a assisté à la triste scène. Elle aurait subi d’importantes blessures, mais on ne craindrait plus pour sa vie.Les parents ont aussi subi des blessures mineures alors que le pilote, âgé de 22 ans, est en état de choc nerveux. Selon le récit des occupants, le moteur de l’hydravion aurait arrêté de fonctionner subitement, alors que le vol touristique en était à la mi-parcours. Le pilote aurait dès lors repéré le point d’eau le plus approprié et aurait effectué un vol plané vers la rivière. « C’est la procédure d’amerrissage qui a mal tourné. L’avion a piqué du nez et s’est renversé. L’évacuation sous l’eau a pris une tournure dramatique », a raconté M. Blanchard, qui tente de soutenir son jeune pilote et de le diriger vers l’aide appropriée. « Il a été interrogé par les policiers qui ont écarté toute possibilité de négligence criminelle. Mon pilote a fait son travail », a souligné M. Blanchard.Le propriétaire a participé, mardi, au remorquage de son avion vers la rive. L’accident s’est produit dans un secteur difficile d’accès. Les secouristes avaient mis près de 45 minutes à atteindre l’hydravion lundi.C’est le Bureau de la sécurité des transports (BST) qui est chargé de l’enquête.

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