5 mars 2015
Alex A. : le succès se dessine
Par: Amilie Chalifoux
Alex A. : le succès se dessine

Alex A. : le succès se dessine

L’Agent Jean; L’ultime symbole absolu, Alex A., Presses Aventure, 2014, 120 p.

L’Agent Jean; L’ultime symbole absolu, Alex A., Presses Aventure, 2014, 120 p.

Lorsqu’il était enfant, Alex A. lisait très peu et préférait de loin regarder les dessins animés. À l’âge de 27 ans, il est l’auteur de la série

La bande dessinée est encore en pleine éclosion au Québec. Mais cela n’a pas empêché le bédéiste d’atteindre les 200 000 exemplaires vendus depuis la sortie de L’ultime symbole absolu, le septième tome de la série. Un succès comparable à celui qu’a connu Michel Rabagliati avec la série Paul.

Le destin d’Alex A. ne semblait pourtant pas se dessiner dans cette direction. Très peu de roman l’intéressait. À l’exception d’une seule bande dessinée.

« Je me rappelle, j’étais en troisième année et je suis tombé sur une bande dessinée comique de science-fiction de Serge Gaboury qui s’appelait Les Aventures de Célestin. C’est le seul livre que je lisais. Je l’ai lu au moins dix fois. Cela m’a beaucoup marqué », raconte Alex A. en entrevue avec LE COURRIER.

Puis, à l’âge de 9 ans, il a eu la piqûre pour le dessin. Parmi les « cent personnages » qu’il a créés à cette époque est né l’Agent Jean, un cerf surdoué qu’il a mis en scène dans des parodies de James Bond.

Le bédéiste a fait ses classes en collaborant avec divers magazines, tels que la revue Safarir ou Les Débrouillards, et publia le premier tome de l’Agent Jean, Le cerveau de l’Apocalypse, chez Presses Aventure, en 2011. Sa série se classe depuis parmi l’une des plus populaires de la littérature jeunesse québécoise en matière de bande dessinée.

« C’est le fun parce que je suis le premier auteur québécois de bande dessinée chez Groupe Modus et je suis celui qui vend le mieux », ajoute fièrement le bédéiste qui partage le même éditeur que les bandes dessinées Marvel et Garfield.

Un outil pédagogique

À la grande surprise d’Alex A., l’Agent Jean a été un coup de coeur pour une majorité d’enseignants et est utilisé comme matériel pédagogique. Le bédéiste visite d’ailleurs plusieurs écoles pour offrir des ateliers de création.

« Cela m’a surpris de savoir que les enseignants utilisaient mes livres dans leurs cours parce que mon style de dessin est très cartoon. Mais la plupart d’entre eux trouvent mon niveau de langage recherché. »

Les lecteurs de la série sont majoritairement âgés de 8 à 14 ans.

Vers l’accomplissement

Les aventures du héros au panache ne seraient que le commencement dans la carrière d’Alex A. Ce dernier a une panoplie de projets à l’esprit et la nouvelle série de bandes dessinées L’Univers est un Ninja, dont la parution est prévue pour 2015.

« C’est ma série de rêve en quelque sorte, avance-t-il. Il s’agit d’une histoire épique inspirée du Seigneur des anneaux, mais humoristique à la fois. J’ai rassemblé toutes mes meilleures influences dans ce projet. Ce sera mon meilleur accomplissement à ce jour. »

Ce ne sera toutefois pas la fin pour L’Agent Jean. Ce printemps sera publié le tome huit et la conclusion de la première série après quoi ses aventures se poursuivront dans le cadre d’une seconde série qui présentera un tome chaque année au lieu de deux. À sa liste de projets s’ajoutera également la création de bandes dessinées uniques, des one shot de deux cents pages et plus.

Alex A. est porte-parole du Concours littéraire Desjardins, volet bande dessinée, organisé par la Foire du livre de Saint-Hyacinthe. Il présentera deux ateliers aux Galeries St-Hyacinthe, le jeudi 12 mars, à 9 h et 10 h, puis en séance de signatures, de 11 h à 15 h. Il sera également présent à l’occasion de la remise de prix du concours qui se tiendra en soirée, vers 19 h.

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