8 octobre 2015
Aller voter!
Par: Pierre Bornais
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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai ­toujours été en faveur de l’exercice citoyen exigeant de se présenter au bureau de scrutin le jour du vote. Mais je dois ­admettre du même souffle que le geste n’est pas toujours évident et qu’il m’est arrivé d’opter pour un tiers parti, ne ­serait-ce que pour la subvention liée à chaque vote. Ce qu’il n’est plus possible de faire aujourd’hui, les règles ayant été modifiées.

La faille provient de notre système ­démocratique alors que la seule chose ­requise pour atteindre le pouvoir est ­d’obtenir le vote majoritaire. Dans les ­circonscriptions d’abord et, conséquence directe, au total de celles-ci au pays. Pour y parvenir, tout est permis; quitte à payer des spécialistes qui détermineront les ­sujets de fracture dans le peuple, comme le fameux niqab.

Et comme si ce n’était pas suffisant, ­chacun y va de promesses farfelues, préférant une fois encore les déclarations ­éclatantes, sans s’occuper des problèmes de fond. De toute façon, c’est ainsi que nos campagnes électorales se déroulent depuis des lustres, alors qu’au lendemain des élections « on a oublié ton nom », comme le dit Félix Leclerc.

Dans le contexte actuel, comment ­choisir un gouvernement alors que trois partis se retrouvent au coude-à-coude et qu’il faut prévoir un autre scrutin à courte échéance?

Le dilemme n’est pas nouveau et ce n’est pas une raison pour baisser les bras.

Dans le contexte actuel, le devoir de ­chacun est de s’informer et, comme on le dit, « de se faire une tête » pour espérer ­tirer le meilleur parti de la situation.

Et il reste toujours la possibilité d���entrer dans l’équation une donnée additionnelle, soit le candidat local, en espérant qu’Il saura faire valoir nos droits.

Sinon, il faudra vivre avec les conséquences de l’absentéisme.

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