22 juin 2017
Annie Pelletier : une conseillère municipale à la dérive sur le fleuve
Par: Maxime Prévost Durand
La conseillère municipale de la Ville de Saint-Hyacinthe a eu la frousse de sa vie lors d’une sortie en bateau sur le fleuve qui s’est terminée par un sauvetage de la Garde côtière.  Photothèque Le Courrier

La conseillère municipale de la Ville de Saint-Hyacinthe a eu la frousse de sa vie lors d’une sortie en bateau sur le fleuve qui s’est terminée par un sauvetage de la Garde côtière. Photothèque Le Courrier

La conseillère municipale du district Saint-Sacrement, à Saint-Hyacinthe, a dû être secourue sur les eaux du fleuve Saint-Laurent le 11 juin. En compagnie de son conjoint, Annie Pelletier s’est retrouvée en détresse lorsque plusieurs vagues ont submergé leur embarcation. Heureusement, la Garde côtière a réussi à les localiser quelques heures plus tard afin de les sortir de leur fâcheuse position.

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Parti de la marina Halte 103, à Sainte-Anne-de-Sorel, le couple avait prévu une journée de pêche sur le lac Saint-Pierre, qui se trouve sur les eaux du fleuve Saint-Laurent entre Sorel et Trois-Rivières. Même si le beau temps était de la partie lors de leur entrée à l’eau, les vents se sont rapidement levés, provoquant d’importantes vagues. Celles-ci n’ont pas tardé à submerger presque entièrement le bateau, un Princecraft de 19 pieds.

En raison de l’accumulation soudaine d’eau à l’intérieur de l’embarcation, il était devenu impossible pour le couple de poursuivre sa route.

« On essayait d’enlever l’eau, mais il y en avait trop. Il y avait seulement trois pieds à l’arrière du bateau où il n’y avait pas d’eau. Tant que l’avant du bateau ne se redressait pas, on ne pouvait pas repartir », a raconté Mme Pelletier, en entrevue au COURRIRER.

La conseillère municipale et son conjoint avaient acquis leur embarcation plus tôt cette année et ils n’avaient fait que quelques sorties à son bord depuis le début de la saison. Leur premier réflexe a été de contacter le vendeur avec lequel ils avaient fait affaire chez le concessionnaire Thomas Marine, Luc Couture. 

« J’étais paniquée au bout du fil. On se connait un peu lui et moi et il sait que je suis assez calme normalement. Il savait que quelque chose n’allait pas », poursuit-elle. Le commerçant a donc signalé l’incident immédiatement à la Garde côtière, laquelle s’est lancée à la recherche du couple en détresse.

Les cellulaires prennent l’eau!

Dans l’attente, d’autres vagues puissantes ont frappé le petit bateau d’Annie Pelletier. Sous la force des secousses, elle en a perdu son cellulaire, puis celui tout détrempé de son conjoint a cessé de fonctionner. Le couple, muni de ses vestes de flottaison, n’avait donc plus aucun moyen de communiquer avec les secours.

Afin d’enlever du poids à l’intérieur du bateau et dans l’espoir d’envoyer par le même fait des indices quant à leur positionnement, ils ont eu la présence d’esprit de lancer certains objets au large.

Un de leurs coffres a été retrouvé peu de temps après dans le secteur de Trois-Rivières, permettant à la Garde côtière d’orienter ses recherches et de remonter le fleuve à l’aide d’un hélicoptère afin de les localiser plus facilement.

« Quand on a vu apparaître l’hélicoptère, ce fut comme dans un film. On s’est mis à pleurer et on s’est embrassés », se souvient Mme Pelletier. 

Un bateau de la Garde côtière est ensuite venu à leur rencontre afin de les ramener sur la terre ferme, plus de quatre heures après le début de leur mésaventure. Leur bateau n’a été repêché que plus tard et risque d’être une perte totale, selon l’évaluation des assureurs. « C’était notre premier bateau. C’était un rêve que l’on réalisait en vue de notre retraite », confie Mme Pelletier. 

Malgré cette mésaventure, le couple a déjà hâte de retourner pêcher. Ils porteront toutefois une plus grande attention aux cartes maritimes lors de leur prochaine expédition.

Pour la petite histoire, un autre de leurs coffres, qui contenait près de 1 500 $ en équipement divers, a été retrouvé du côté de Lévis. Le bon samaritain qui l’a repêché devait le leur rapporter cette semaine. Comme le dit Mme Pelletier, « tout est bien qui finit bien! »

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