20 juin 2013
Futur pavillon de la Société d'agriculture
Appel d’offres public exigé par Québec
Par: Jean-Luc Lorry

La Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe devra procéder par appel d’offres public pour recruter l’entrepreneur qui sera chargé de la démolition de trois pavillons ainsi que de la construction du futur bâtiment qui accueillera salons et expositions agricoles.

« Nous ne pouvions procéder autrement en raison d’une subvention que nous avons reçu du ministère des Affaires municipales », explique Richard Robert, secrétaire général de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe.

Le nouveau pavillon multifonctionnel représente un investissement de 5,6 M$ dont 1,5 M$ financé par Québec. Pour éviter les risques de corruption et de collusion, le gouvernement a resserré les règles et n’autorise plus un appel d’offres sur invitation ou l’octroi de contrat de gré à gré. Le Ministère pourrait aussi déléguer une personne lors de l’ouverture des soumissions fixée le 9 juillet. En 2007, la construction du Centre BMO avait représenté un investissement de 8,5 M$ dont 1 M$ de subvention du ministère des Affaires municipales. Pour réaliser cet édifice, la Société d’agriculture avait elle-même désigné l’entrepreneur général sans appel d’offres. La firme d’architecture impliquée dans le projet de nouveau pavillon est Francis Lussier architecte, de Saint-Hyacinthe. L’ingénierie a été confiée au bureau maskoutain du géant EXP. Les travaux de démolition des trois pavillons jugés vétustes débuteront mi-août, après la tenue de l’Expo de Saint-Hyacinthe.La Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe est un organisme sans but lucratif. Son budget d’opération provient essentiellement des revenus de location de ses édifices (Pavillon des Pionniers, Centre BMO, CLSC des Maskoutains) et de l’Expo de Saint-Hyacinthe. Il est approuvé par les sociétés d’agriculture affiliées à celle de Saint-Hyacinthe.

Pas d’obligation pour la Cité

Disposant d’un statut juridique identique à celui de la Société d’agriculture mais prétextant un statut d’organisme privé, la Cité de la biotechnologie n’avait pas eu recours à l’appel d’offres public pour la construction du Centre de développement pharmaceutique, et ce, malgré un cautionnement de 10 M$ assuré par la Ville de Saint-Hyacinthe.

En cours de construction, l’imposante bâtisse représente un investissement de 20 M$. Interrogé lors du l’octroi du contrat de construction à la firme B.T.L. Construction de Montréal, le directeur de la Cité, Mario de Tilly avait indiqué que procéder par appel d’offres sur invitation évitait un paquet « de contraintes », que l’on peut selon lui rencontrer lors d’appels d’offres publics.

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