15 août 2013
MRC Les Maskoutains
Au moins onze maires seront en lice
Par: Le Courrier

À trois mois des élections municipales du 3 novembre, onze noms apparaissent à la liste des maires de la MRC Les Maskoutains qui solliciteront un nouveau mandat.

Six d’entre eux avaient déjà confirmé au COURRIER, en décembre, qu’ils seraient de retour comme candidat à la mairie. Ce sont Raymonde Plamondon, à Saint-Valérien, Simon Lacombe, à Sainte-Marie-Madeleine, Denis Chabot, à Saint-Liboire, Yves Petit, à Sainte-Hélène-de-Bagot, Claude Roger, à La Présentation, et Pierre Saint-Onge, à la ville de Saint-Pie.

Et lorsque joints tout récemment par LE COURRIER, cinq autres maires sortants ont annoncé à leur tour qu’ils souhaitaient aussi conserver leur siège. À Saint-Bernard-de-Michaudville, Francine Morin, qui occupe la mairie depuis 1995 après avoir siégé comme conseillère durant huit ans, sera candidate pour obtenir ce qui deviendra, dit-elle, son dernier mandat. « Oui, c’est sûr que je reviens. Quand on a le goût de continuer, pourquoi pas? Et il reste beaucoup de projets à réaliser, comme terminer le réseau d’égout », a indiqué Mme Morin, qui est aussi préfet de la MRC Les Maskoutains.Du côté de Saint-Dominique, le maire Robert Houle entend lui aussi poursuivre le travail qu’il a entrepris à la mairie en 2003, après avoir siégé comme conseiller durant 15 ans et pris une pause de deux ans entre les deux fonctions. « À Saint-Dominique, on vit un heureux problème : l’école est pleine d’enfants, le terrain des loisirs est toujours occupé, ça bouge beaucoup. Ça va très bien, et j’ai la chance de travailler avec une bonne équipe », a-t-il commenté.À Saint-Jude, Yves de Bellefeuille termine son premier mandat à la mairie avec le goût d’en entreprendre un autre. Il avait d’abord siégé comme conseiller durant huit ans. « Avec le glissement de terrain, je me suis fait payer la traite dans mon premier mandat, mais j’ai envie de continuer et je vais me représenter. À 64 ans, j’ai le temps pour un autre mandat », estime-t-il. Le maire de Saint-Marcel-sur-Richelieu, Yvon Pesant, termine en 2013 sa 25 e année au conseil municipal, dont douze à la mairie, et il a la ferme intention de continuer. « C’est clair, net, simple et précis », a-t-il lancé. À Saint-Marcel, l’été 2013 marque l’aboutissement d’un vieux projet, celui des égouts. « Quand ce dossier sera terminé, on verra ce qui peut être fait pour attirer de jeunes familles à Saint-Marcel, dans le noyau villageois, malgré que nous soyons zonés « agricole » à 99,4 % », explique le maire Pesant.À Sainte-Madeleine, André Lefebvre, celui qui a succédé l’automne dernier à Alain Paradis, maire démissionnaire, va maintenant solliciter un mandat complet de quatre ans. Il avait accédé au conseil aux élections de 2009. « Je vais être candidat à la mairie, c’est sûr », a indiqué M. Lefebvre. Gérant d’une pharmacie à Delson, il dit adorer son rôle de maire, malgré la grande charge de travail inhérente à cette fonction.

Déceptions à Saint-Hugues et Saint-Barnabé-Sud

Déçu de l’attitude de quelques-uns de ses conseillers, Serge Picard, maire de Saint-Hugues depuis 2006, a pris la décision de se retirer. « Il y a un ménage à faire au conseil. On ne travaille pas en équipe et c’est souvent au détriment des contribuables. Quand tu as trois élus qui votent des règlements pour des choses qu’ils ne respectent même pas chez eux, c’est fatiguant. Y’a des choses à changer, mais j’ai 72 ans et je ne me battrai plus avec ça », a-t-il confié au COURRIER.

Du côté de Saint-Barnabé-Sud, Richard Leblanc ne tentera pas non plus de conserver le fauteuil du maire, qu’il occupe depuis 1997. Il avait auparavant siégé comme conseiller durant quatre ans. Dans son cas, c’est le fait de n’avoir pu doter le noyau villageois des infrastructures de collecte et de traitement des eaux usées qui constitue sa grande déception. En 2010, il a cru que ce projet qui est sur la table depuis 1995 allait enfin se réaliser, mais ça ne s’est pas produit. « À Saint-Barnabé-Sud, on est en retard de 25 ans sur les autres », déplore-t-il. À la séance du conseil de mardi, il a demandé à ses conseillers s’ils souhaitaient qu’il continue. « Mais il y en a un qui a dit qu’il n’avait plus besoin de moi, qu’il était prêt à relever ce défi. Ce conseiller, c’est Alain Jobin », a révélé M. Leblanc. Il se dit heureux, malgré tout, de ce qu’il a pu accomplir. « C’est une des plus belles expériences que j’ai vécues. J’ai toujours visé le bien commun », assure-t-il.Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, et celui de Saint-Damase, Germain Chabot, ont déjà fait savoir qu’ils ne seront pas de retour non plus. Quant au maire de Saint-Simon, Normand Corbeil, qui a rempli un mandat comme conseiller et qui termine son troisième à la mairie, il assure n’avoir encore rien décidé. S’il se porte à nouveau candidat dit-il, il ne le fera qu’à la dernière minute, à la toute fin de la période des mises en candidature, le 4 octobre.Enfin, seule la mairesse de Saint-Louis, Doris Gosselin, n’a pas encore donné d’indications quant à ses intentions.

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