8 décembre 2011
Réorganisation des écoles
Aucun des scénarios ne fait l’unanimité
Par: Le Courrier
Les conseils d'établissement concernés par la réorganisation des écoles primaires des secteurs Saint-Joseph et La Providence ne s'entendent pas sur un scénario à adopter.

Les conseils d'établissement concernés par la réorganisation des écoles primaires des secteurs Saint-Joseph et La Providence ne s'entendent pas sur un scénario à adopter.

Aucun des deux scénarios présentés par la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) dans le cadre de la réorganisation des écoles primaires des secteurs Saint-Joseph et La Providence n’a fait l’unanimité, lundi, en consultation publique.

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La soirée réunissait les conseils d’établissement concernés. Rappelons que la réorganisation des écoles est nécessaire dès la prochaine rentrée scolaire en raison de la pénurie de locaux qui affecte principalement les écoles Maurice-Jodoin et Roméo-Forbes. Toutefois, les scénarios sur la table pourraient aussi affecter le Centre de formation des Maskoutains (CFM), l’école Saint-Charles-Garnier et même l’école René-Saint-Pierre, dans une plus faible mesure.

Le premier scénario à l’étude prévoit le déménagement des archives de la CSSH qui occupent actuellement le rez-de-chaussée de l’immeuble Saint-Joseph, voisin de l’école Maurice-Jodoin. Les archives seraient accueillies dans des locaux de l’école René-Saint-Pierre. Ce sont des classes du préscolaire et du primaire de l’école Maurice-Jodoin qui déménageraient à l’immeuble Saint-Joseph, où se trouvent aussi la garderie – au sous-sol – et des classes du Centre de formation des Maskoutains – à l’étage -.La seconde hypothèse verrait plutôt les classes du CFM qui se trouvent à l’immeuble Saint-Joseph prendre le chemin de l’école Saint-Charles-Garnier, à La Providence. Des classes du préscolaire et du primaire de l’école Maurice-Jodoin se retrouveraient alors un étage plus haut dans l’immeuble Saint-Joseph.D’entrée de jeu, le conseil d’établissement du CFM a précisé qu’aucune des options sur la table ne répondait à son désir le plus profond, soit celui de regrouper l’ensemble des élèves sous un même toit. Le centre loge en effet une majorité de ses classes au Pavillon Jacques-Cartier, sur la rue Crevier. À défaut d’opter pour une solution idéale, les représentants du CFM ont tranché en faveur du second scénario. « Cela réduirait le temps de déplacement de nos élèves entre les deux pavillons. Tout le monde pourrait participer aux activités qui se tiennent au Pavillon Jacques-Cartier », a précisé la présidente Josée Jamieson.Le conseil d’établissement de l’école Maurice-Jodoin a lui aussi opté pour la seconde hypothèse, mais aurait aimé pouvoir choisir les deux. « Nous préférons le déménagement du CFM vers l’école Saint-Charles-Garnier, mais nous croyons qu’en déplaçant aussi les archives, l’école Maurice-Jodoin serait en mesure d’offrir des services de qualité supérieure dans tout l’immeuble Saint-Joseph », a noté Éric Gagné. Selon lui, un cycle au complet ne pourrait emménager sur le seul deuxième étage de l’immeuble Saint-Joseph. Or, l’école souhaite éviter de scinder les élèves et les enseignants de même niveau.

Opposition à La Providence

Le conseil d’établissement de l’école Saint-Charles-Garnier s’oppose toutefois à retrancher neuf de ses locaux pour héberger les classes du CFM.

Selon son président André Loiselle, l’évaluation des locaux disponibles à l’école est erronée. Du nombre prévu, l’école estime qu’elle pourrait en libérer seulement cinq, voire deux si elle tient compte de la hausse de clientèle à moyen terme.Parmi les locaux visés, le local de l’orthopédagogie, le laboratoire informatique, l’un des locaux du service de garde et une classe partagée par les tout-petits du programme Passe-Partout s’avèrent particulièrement importants aux yeux du conseil d’établissement. « Le local d’orthopédagogie nous permet d’établir des périodes de travail en petits groupes avec des élèves qui ont des difficultés similaires. Ce modèle donne des résultats concrets exceptionnels pour les élèves », a-t-il précisé.Le conseil d’établissement de l’école Roméo-Forbes a lui aussi présenté ses enjeux en précisant son malaise devant la nécessité de se prononcer, alors qu’aucun des scénarios n’a de conséquences dans sa propre école. L’école a néanmoins arrêté son choix sur la première option, estimant qu’il était moins lourd de conséquences de déménager du matériel plutôt que des élèves. Par ailleurs, le conseil d’établissement de l’école Roméo-Forbes a souligné que peu importe l’hypothèse retenue, son établissement allait devoir retourner plusieurs de ses élèves hors secteur vers leur quartier. Ces derniers représentent grosso modo 30 % de sa clientèle. « On a fait notre deuil du programme d’anglais intensif, mais nous souhaitons conserver notre programme de soccer, avec ou sans les élèves hors secteur », a souligné Annick Messier.L’ensemble des comités invités à se prononcer lundi partageait une même inquiétude quant à la viabilité des solutions proposées à long terme. À l’école Roméo-Forbes, comme à l’école Saint-Charles-Garnier et au CFM, on s’attend à de fortes hausses de clientèle à plus long terme. « Est-ce qu’on est en train de déplacer un problème?, se questionnait Mme Messier. Vos prévisions ne nous semblent pas réalistes, compte tenu du nombre de nouvelles résidences à venir dans nos secteurs. »Les commissaires rendront leur décision au plus tard en février.

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