29 avril 2021
Baseball : un engouement féminin
Par: Maxime Prévost Durand

À compter de cet été, les joueuses de baseball pourront évoluer au sein d’équipes strictement féminines si elles le désirent, une initiative qui crée un engouement au sein des filles de la région maskoutaine. Photo gracieuseté

Une nouvelle ligue de baseball entièrement féminine est en train de prendre forme au Québec afin de permettre aux filles de s’épanouir pleinement dans leur sport. Déjà, un engouement se fait sentir dans la région maskoutaine puisque le nombre de joueuses inscrites en vue de la prochaine saison a connu une forte augmentation.

Publicité
Activer le son

Comme le rapportait Baseball Saint-Hyacinthe il y a quelques semaines, près de 20 % des athlètes membres de son association sont des filles cette année, une statistique qui s’élève même jusqu’à 30 % dans certaines catégories. Au total, une soixantaine de joueuses sont déjà inscrites, soit une vingtaine de plus que l’an dernier. La moitié proviennent des catégories 9U et 11U (atome et moustique).

« L’an dernier, il y avait déjà une bonne augmentation du nombre de filles, surtout chez les plus jeunes, et ça se poursuit encore cette année », se réjouit le nouveau président de Baseball Saint-Hyacinthe, Danny Brunelle.

Il remarque particulièrement un engouement de la part des joueuses de ringuette de la région. Plusieurs d’entre elles ont décidé de tenter l’expérience du baseball cet été en sachant qu’elles allaient maintenant avoir l’opportunité de jouer contre d’autres équipes de filles.

Avec la création de la Ligue féminine de baseball du Québec (LFBQ), qui regroupera des équipes dans chacune des régions de Baseball Québec, les joueuses pourront dorénavant demander à leur association d’évoluer avec une équipe strictement féminine. Chaque association aura le libre-choix de former elle-même ses équipes féminines si elle a un bassin de joueuses suffisamment grand ou elle pourra rediriger ses joueuses vers un programme régional féminin. Les joueuses auront ensuite le choix si les deux options s’offrent à elles. Celles qui le désirent pourront également continuer de jouer dans les équipes mixtes au sein de leur association.

En ce sens, Baseball Saint-Hyacinthe envisage de former jusqu’à trois équipes féminines chez les 9U (atome) et de les regrouper au sein d’une ligue locale, vu le bassin important de joueuses dans cette catégorie. Cela signifiera du même coup le retour des équipes des Chouettes roses, un volet féminin développé il y a plusieurs années au sein de l’association maskoutaine.

Quant aux joueuses de Saint-Hyacinthe de niveau 11U à 15U (moustique à bantam) qui veulent jouer seulement avec des filles, l’association maskoutaine a déterminé qu’elles seront redirigées vers le programme régional féminin des Élites de Richelieu-Yamaska, lequel est appelé à croître de façon importante cet été avec l’implantation de la LFBQ.

Un peu plus d’une soixantaine de joueuses étaient attendues aux camps d’entraînement des Élites le weekend dernier, dont une partie importante d’entre elles sera issue de l’association maskoutaine. Des joueuses provenant des différentes associations du territoire de la région Richelieu-Yamaska pourront s’aligner avec les Élites, qu’elles soient de Granby, Sorel ou Beloeil notamment.

Avec de tels chiffres, il est possible d’envisager la création de cinq équipes différentes des Élites pour les catégories 11U à 15U, lesquelles pourraient ensuite être réparties entre les classes A et B. Il s’agirait d’un bond immense pour le baseball féminin dans la région Richelieu-Yamaska considérant qu’une seule équipe des Élites était formée, dans le pee-wee A (13U), depuis quelques années.

« Il y a eu beaucoup d’efforts faits dans les dernières années avec la création d’une équipe régionale féminine. Là, on tombe dans une étape 2.0 », mentionne Daniel Boulianne, gérant des équipes des Élites de Richelieu-Yamaska et gouverneur de Richelieu-Yamaska dans la LFBQ.

Plusieurs avantages ressortent de cette nouvelle approche provinciale, dont le but premier est de « permettre aux filles de jouer contre d’autres filles ».

« L’amitié qui se crée entre filles et les possibilités qui se présentent à elles [pour leur développement en tant qu’athlète], c’est énorme. Dans le baseball féminin, elles ont la chance de pouvoir jouer à toutes les positions », poursuit M. Boulianne.

En plus de se retrouver entre filles sur le terrain, les joueuses des Élites pourront compter sur un personnel d’entraîneurs majoritairement féminin, a-t-il été annoncé. Certaines entraîneuses ont même évolué au sein d’Équipe Québec au cours de leur carrière, comme la Saint-Pienne Frédérike St-Cyr, qui a participé à trois championnats canadiens et qui a fait partie du programme sport-études de l’école secondaire Fadette lors de son parcours scolaire.

image