20 avril 2017
Bernard Lamontagne (2)
Par: Le Courrier
Équipe de hockey Saint-Hyacinthe Pepsi Jr à la fin des années 1960. Bernard Lamontagne est en habit au centre.  Collection Centre d’histoire, CH478.

Équipe de hockey Saint-Hyacinthe Pepsi Jr à la fin des années 1960. Bernard Lamontagne est en habit au centre. Collection Centre d’histoire, CH478.

Au fil des ans, le jeune adolescent responsable devient adulte. À l’âge de 22 ans, en 1953, il épouse Aline Tellier, fille de Thomas et de Cécile Poirier. 

Les mois passent et le jeune marié délaisse les loisirs pour consacrer du temps à sa famille, car Aline donne naissance à deux filles, Danielle et Sylvie. Il cumule les emplois : presseur, boucher, serveur les fins de semaine et estimateur d’assurance. Puis, il rallie les rangs du Comité de protection civile qui, avec la Croix-Rouge, soutient les familles éprouvées par des sinistres. Finalement, il devient vendeur d’automobiles pour le garage Picard situé sur la rue des Cascades. Ce garage deviendra plus tard « Brouillette Automobile ». Bernard Lamontagne y travaillera jusqu’à sa retraite. Au cours de sa carrière, il sera nommé « Meilleur Vendeur Chrysler » au Canada à quelques reprises.

En 1964, il reprend son bénévolat auprès des jeunes en occupant le poste d’entraineur d’une équipe midget commanditée par « Brouillette Auto ». Entre 1965 et 1976, son action bénévole se poursuit au sein des loisirs du quartier Sacré-Cœur où il occupe un poste de directeur, puis de président. Un des dossiers qui lui tient à cœur et qui constitue une réussite est la construction d’un pavillon pour les loisirs qui était situé près de la piscine Laurier.

En 1966, à la demande de Lucien Larivée, le distributeur des produits Pepsi pour la région, il devient le président fondateur du club de hockey « Junior B Pepsi ». Au cours des huit ans d’existence du club (1966-1974), son président assistera à toutes les parties et il se rend même voir les séances d’entraînement à l’occasion, car il se donne sans compter pour ses jeunes. Au cours des années, il organise également des voyages en autobus afin que les partisans du « Pepsi junior » puissent suivre leur équipe à l’extérieur. 

Lors de la saison 1972-1973, le club qui porte le nom de Maskoutains depuis la saison précédente connait une année extraordinaire qui se conclut par le championnat de la Ligue. Plusieurs se souviendront de la dernière partie de la série finale alors que 2 800 spectateurs entassés dans l’aréna assistent à la victoire des Maskoutains face aux Castors de Joliette. Malheureusement, certains sportifs de la ville désirent l’arrivée d’une équipe junior de calibre A pour la saison 1975-1976. C’est la fin de l’aventure pour Bernard Lamontagne qui ferme ses livres et vend son équipe à un groupe de Maskoutains qui fondent alors les Citoyens de Saint-Hyacinthe.

Pendant toutes ces années, Bernard Lamontagne porte aussi d’autres chapeaux. Président de l’O.T.J. Centrale en remplacement de Léo Bibeau; président de la Ligue Junior B Rive-Sud; directeur de la Ligue Montréal Junior; directeur du Circuit de balle-molle Bernard Lamontagne, commandité par Dow. En fait, il se dévoue sans compter les heures. Durant l’été, il se garde du temps et fait du camping avec sa famille.

Au cours des années 1970, il ajoute une corde à son arc, tout en poursuivant ses activités et son travail. Le résident de la paroisse Sacré-Cœur entre en politique municipale lors d’une élection partielle tenue en février 1971. Opposé à Léo Bibeau, il remporte le siège par 218 voix. En 1976, il poursuit un second mandat dans l’équipe du maire Pierre-André Hamel, cette fois dans le quartier Sacré-Cœur. Sa carrière politique se termine en 1980.

En avril 1982, afin de souligner 16 ans d’engagement dans le hockey junior, il est président d’honneur d’un match souvenir qui met en vedette les joueurs des Maskoutains de 1972-1973 face à d’autres joueurs qui ont marqué le hockey junior depuis 1966. 

En 1991, lors de la fête marquant le 40e anniversaire des Loisirs Sacré-Cœur, il est reconnu comme bénévole pour son implication à la présidence de l’organisme de 1967 à 1976.

Mais auparavant, en 1986, il prend une retraite bien méritée et délaisse le monde du travail. Deux ans plus tard, il s’implique dans l’association Contact-Diabète sous la présidence de Sylvie McDuff.

Le 13 juillet 1995, celui qui avait à cœur d’aider sans compter décède après une vie bien remplie auprès des autres. En hommage posthume, la Ville de Saint-Hyacinthe veut nommer une rue à son nom. En 2003, l’équipe du comité de toponymie met son nom en liste. Les citoyens de la rue connue aujourd’hui sous le nom de Bernard-Lamontagne voteront pour lui. Sa famille recevra les honneurs à l’hôtel de ville le 25 novembre 2003.

Au terme de cette courte biographie, plusieurs se souviendront de leur rencontre avec Bernard Lamontagne. On ne pourra oublier ce grand bénévole, discret et disponible, généreux envers tous et chacun.

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