6 novembre 2014
Football collégial division 3
Bilan d’une première saison pour les Lauréats
Par: Maxime Prévost Durand
Les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe ont perdu chacune de leurs huit parties de la saison régulière par blanchissage. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe ont perdu chacune de leurs huit parties de la saison régulière par blanchissage. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Tout a déboulé rapidement pour la nouvelle équipe de football du Cégep de Saint-Hyacinthe. Un recrutement tardif, des complications au niveau du terrain synthétique et des résultats décevants ont ponctué la dernière année et ont mené à la saison de misère des Lauréats cet automne.

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Sur le terrain, les résultats ne sont jamais venus. En huit rencontres, les Lauréats ont accordé 379 points et n’en ont pas marqué. Comment expliquer une telle saison?

« Pour commencer, il faut rappeler qu’il y a un an, il n’y avait pas encore de programme de football au Cégep », indique Jean-Philippe Morin, l’entraîneur-chef du club.

M. Morin a été embauché par le Cégep en septembre 2013, alors que la saison de football scolaire était déjà entamée. « Le recrutement [en prévision de la première saison des Lauréats] s’est fait un peu sur le tard, avoue-t-il. On a eu seulement une rencontre avec les gens du Drakkar de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme et des Patriotes de l’École secondaire Saint-Joseph. Sinon, ça s’est limité au bouche-à-oreille. Ça a donné le résultat que ça a donné », laisse-t-il tomber.

La situation est différente cette année, alors que neuf membres des Lauréats se sont promenés de Boucherville à Drummondville, en passant par Sorel et bien sûr Saint-Hyacinthe pour observer la relève susceptible de venir jouer au Cégep.

« On risque d’avoir plus de joueurs qui ont de l’expérience », souligne M. Morin, sans oublier de mentionner que plusieurs joueurs de cette première édition des Lauréats, bien qu’athlétiques, ne possédaient pas tous une expérience antérieure de football.

Les retards dans la livraison du terrain de football synthétique derrière le Cégep n’ont pas aidé la cause de l’équipe, croit-il. Les Lauréats devaient s’entraîner au Parc Christ-Roi, sur un terrain d’une largeur moins grande que les terrains collégiaux, ce qui a eu pour effet de jouer avec les repères que se fixent les joueurs sur le jeu.

La défensive, le point positif

Si on ne s’attarde qu’aux pointages, il serait difficile de voir du positif dans la performance de la défensive des Lauréats, elle qui a concédé en moyenne plus de 47 points par match. Et pourtant, c’est le point le plus positif qui ressort de cette première saison en division 3.

Trois membres de l’équipe maskoutaine se sont illustrés dans le circuit collégial en se classant parmi les dix meilleurs de la division 3 au chapitre des plaqués réussis. Le secondeur Louis Jodoin a été le meilleur des Lauréats avec un total de 43 plaqués compilés, au second rang de la ligue, alors que Raphaël Kirouac-Samson et Kevin Pellerin suivent au cinquième et sixième rang avec respectivement 33,5 et 33,0 plaqués réussis au total au fil de la saison.

« Défensivement, la structure est là. On a vu de belles choses cette saison. Mais la profondeur, c’est important, et ça nous a causé beaucoup de problèmes », affirme l’entraîneur-chef.

Manque de cohésion à l’attaque

À l’attaque, le fameux zéro dans la colonne des points marqués résume à lui seul le genre de saison de l’équipe. « On n’a jamais réussi à trouver une cohésion entre les 12 joueurs à l’attaque, explique simplement Jean-Philippe Morin. Quand on prend du recul, on constate qu’on n’a pas trouvé de meneur à l’attaque. Il faudra trouver quelqu’un qui va prendre les rênes de cette attaque. »

Des difficultés, il y en a eu de nombreuses cet automne pour les 34 joueurs qui ont terminé la saison avec les Lauréats. Mais ils sont restés motivés, avec une volonté de s’améliorer chaque semaine.

« Ils étaient conscients que c’était un programme en démarrage. Ils ont réussi à conserver un moral assez bon », soutient M. Morin, qui n’a pas manqué de souligner l’éthique de travail de sa troupe.

De ces 34 joueurs, seulement cinq ne seront pas éligibles à revenir l’an prochain, alors que plusieurs en étaient à leur première année collégiale. Avec la période de recrutement qui va bon train, on espère faire grimper le nombre d’athlètes portant l’uniforme des Lauréats pour la seconde campagne du club.

« Déjà pour l’an deux, sans parler d’être dans le premier tiers du classement, je crois que nous aurons une équipe compétitive », conclut l’entraîneur-chef.

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