16 janvier 2020
Blessé au Shaker : Anthony Seyer a reçu un « Hommage au courage » du député
Par: Olivier Dénommée

Le député de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, a remis à Anthony Seyer une plaque pour souligner le courage dont il a fait preuve en protégeant sa sœur qui venait d’être touchée de façon inappropriée. Le député n’exclut pas de déposer une motion à la Chambre des communes pour que le geste du Maskoutain soit reconnu à l’échelle du pays. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Difficile d’oublier les images du visage d’Anthony Seyer, ce Maskoutain de 21 ans qui a été violemment défiguré à l’aide d’un verre cassé lors d’une altercation survenue dans la nuit du 7 au 8 décembre dernier au Shaker alors qu’il défendait sa sœur face à deux hommes qui se montraient trop insistants. À peine quelques semaines plus tard, le député fédéral de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, a tenu à remettre une plaque à Anthony Seyer, toujours en guérison depuis les événements, pour souligner ce geste que beaucoup qualifient d’héroïque.

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Anthony Seyer a reçu, lundi avant-midi, une plaque honorifique des mains de M. Savard-Tremblay. On peut y lire « Hommage au courage remis à Anthony Seyer pour son acte de bravoure qui s’est déroulé le 7 décembre 2019 à Saint-Hyacinthe » suivi d’une citation du député. « Je pense qu’un geste de bravoure comme celui-ci mérite autre chose que des blessures et 400 points de suture », a notamment commenté le député.

C’est avec modestie qu’Anthony Seyer a reçu cette distinction. « C’est un geste apprécié, je suis content de savoir que je ne suis pas laissé à moi-même. […] Je ne m’attendais pas du tout à recevoir ça, mais depuis les événements, je n’ai que du positif dans ma vie », a-t-il affirmé.

Solidarité maskoutaine

Cet hommage est donc fait cinq semaines seulement après les violents événements survenus au Shaker et alors qu’un procès est toujours en attente. « Les gens de la circonscription ont exprimé leur solidarité face au geste d’Anthony et je pense que je ne fais qu’exprimer leur volonté en lui remettant cette plaque », commente le député, considérant qu’il s’agissait de « la moindre des choses » dans les circonstances. Il est aussi optimiste de voir que l’éventuel procès qui aura lieu confirmera qu’Anthony Seyer n’avait rien à se reprocher dans cet incident. « Tous les témoignages et les enregistrements par caméra des événements sont en sa faveur », croit le député qui promet de suivre de près les procédures judiciaires dans cette affaire.

Il faudra toutefois encore patienter avant d’en savoir plus sur l’identité de l’agresseur – un homme de 30 ans de Saint-Pie, selon les informations obtenues par LE COURRIER – et sur sa date de comparution au palais de justice. « J’ai fait une déclaration aux policiers et ma sœur a aussi porté plainte contre celui qui l’a touchée, mais c’est tout ce que je sais pour le moment », reconnaît-il.

Toujours en convalescence

Cinq semaines après les événements, la guérison se poursuit pour Anthony Seyer, qui n’a plus ses points de suture, mais qui conserve toujours des marques bien évidentes au visage en plus des conséquences d’un traumatisme crânien. « Ça guérit bien, ça aurait vraiment pu être pire. C’est surtout la commotion qui fait mal : je suis souvent fatigué et étourdi et je dois prendre du café sinon je dors une bonne partie de la journée. On m’a dit que je devais être en congé pendant au moins 3 mois après l’incident et je ne peux plus conduire non plus », explique Anthony Seyer.

Le travail se poursuit également en physiothérapie pour que tous les muscles de son visage puissent bouger comme avant. « Je ne sais pas si je vais garder des séquelles de tout ça, mais si ça a à rester, ça ne me dérange pas. Je ne m’en veux pas de ce que j’ai fait et je recommencerais demain si c’était à refaire. »

Confusion autour du GoFundMe

Dans les jours suivant l’agression, Le Shaker avait créé une page GoFundMe pour amasser des dons qui seraient redonnés à Anthony Seyer pour l’aider pendant sa convalescence. Un objectif de 20 000 $ avait été fixé. Toutefois, lundi, le bénéficiaire de ce fonds a admis que la page avait été fermée et que les donateurs avaient été remboursés pour une raison qu’il ne comprenait pas. « Tchad [Khalil, copropriétaire du Shaker] m’a dit qu’il allait écrire au franchisé et que j’aurais l’argent quand même, mais j’avoue que j’ai trouvé ça bizarre comme situation », a-t-il échappé.

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