9 janvier 2014
BMW 335 GT 2014 : la fin d’un long essai
Par: Marc Bouchard

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de conduire la BMW 335 GT. J’avais d’ailleurs parlé de la voiture il y a quelques mois, au moment où j’en prenais possession.

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Et quand je dis chance, je le pense, car bien que la série 3 traditionnelle du constructeur allemand soit considérée comme l’une des meilleures voitures de sa catégorie, la version GT ajoute un petit quelque chose de familial, tout en ne compromettant pas toute la personnalité sportive.

En fait, la BMW pas si petite malgré tout, a tellement plu à certains membres de la famille (lire ici Chérie qui n’en est pas encore remise) qu’il a presque fallu lui organiser une cérémonie de départ quand est venu le temps de rapporter la voiture après plus de 4 000 km d’essai. Il faut dire que la 335 GT a du charme pour qui sait l’apprécier, réunit le côté pratique à l’aspect dynamique, et a littéralement fait pâmer Chérie pour sa conduite et sa stabilité, peu importe les conditions.

Un look différent

Expliquons la chose tout de suite : le GT de l’appellation fait référence à Gran Turismo, une forme de voiture basée sur la plate-forme de la série 3, mais possédant un hayon allongé et une allure de quasi coupé à quatre portes. On connait la formule dans d’autres compagnies, mais chez BMW cette appellation prend tout son sens quand on regarde cette 335.

Physiquement, de l’avant, elle affiche le charme et l’assurance de la série 3. Seule la partie arrière laisse parfois pantois : le long toit s’étire et se recourbe pour allonger la silhouette et donner une allure de fessier un peu trop rebondi. Heureusement, la 335 GT est de ce point de vue, mieux réussie que la série 5 qui affichait le même design, mais dans des proportions nettement moins avantageuses. Dans le cas de la 3, le premier coup d’oeil désarçonne, les seconds regards charment. En fait, nombreux ont été les compliments qui ont ponctué notre période d’essai. Et nombreux sont aussi les avantages à une telle formule. Pourquoi? Tout simplement parce que cette silhouette permet un espace intérieur spectaculairement bien aménagé. Le hayon s’ouvre sur un coffre relativement facile d’accès, et permettant aisément de loger bagages et équipement de sport. Si jamais l’espace offert est insuffisant, les banquettes se replient en trois sections pour atteindre 1 600 litres de chargement, si on utilise la notion de 40-40-20 (c’est-à-dire que l’on peut littéralement diviser la banquette arrière en trois sections distinctes, de taille différentes). Les plus paresseux, dont j’ai la fâcheuse tendance à faire partie, aimeront aussi les petits leviers qui permettent d’abaisser les banquettes directement de l’arrière du véhicule, ou de refermer le hayon électriquement. Bien assez pour traîner tous les cadeaux reçus au cours des dernières semaines. Si l’usage du coffre n’est pas aussi nécessaire, l’espace est autrement apprécié par les passagers qui reçoivent quelque 103 millimètres de plus de dégagement à l’arrière que dans une série 3 ordinaire. Une fois franchi la portière et son toit arrondi (ce qui s’avère parfois difficile si on est un peu trop grand), l’espace pour la tête s’avère encore plus imposant que dans la berline de base. Notons qu’à l’avant, les occupants auront droit à une copie conforme, tableau de bord inclus, de la série 3 traditionnelle.

Mécanique complexe

Évidemment, parce que c’est la version 335 de BMW, la GT reçoit un moteur 6 cylindres en ligne de quelque 300 chevaux, bien assez pour se mouvoir avec aisance. On peut aussi, sur simple pression d’un bouton, changer les réglages pour les rendre qui plus sportifs, qui plus confortables. Bref, une BMW comme on les aime, ajoutant la performance au charme teuton.

Notre modèle d’essai était aussi doté du X Drive, la traction intégrale du constructeur, s’est avéré particulièrement efficace sur les chaussées glacées de la période des Fêtes qui s’achève. La longueur de l’empattement se fait légèrement sentir si on cherche une conduite plus sportive, mais si peu. En fait, la 335 GT se manie quasiment comme un utilitaire de petit format, en plus dynamique. Et pour combler les besoins de tous, elle dispose de toute la panoplie de gadgets embarqués, allant des systèmes de sécurité à la connectivité Internet (oui oui, on peut vraiment surfer sur Internet, si le véhicule est à l’arrêt évidemment), du système de navigation au châssis réglable. Après tout cela, difficile de s’en séparer. Moi j’ai apprécié la sophistication de l’ensemble. Chérie, elle, est totalement sous le charme… et m’en veut toujours de ne pas lui avoir acheté la voiture à la fin de notre essai.

Forces :

– Moteur puissant – Espace arrière – Systèmes électroniques embarqués

Faiblesses :

– Coût d’achat – Maniabilité plus lourde – Accès au siège arrière

Fiche technique :

Moteur : I6 turbo 3,0 L Puissance : 300 ch Couple : 300 lb-ft. Accélération 0-100 km/h : 5.4 sec Transmission : Automatique à 8 rapports Entraînement : Intégral Consommation Ville (L/100km) : 10.4 Consommation Autoroute (L/100km) : 6.7 Prix : 58 580 $

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