28 juin 2012
Bilan d'une session « tourmentée »
Carré rouge et élections
Par: Le Courrier
C'est l'heure du bilan pour le député Émilien Pelletier.

C'est l'heure du bilan pour le député Émilien Pelletier.

Accusant le gouvernent libéral d’avoir sciemment plongé le Québec dans une crise sociale, c’est le bilan d’une session parlementaire « tourmentée » qu’a dressé vendredi dernier le député de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée nationale, Émilien Pelletier.

« C’est la crise étudiante qui en a été l’élément majeur. Elle a été provoquée de toutes pièces par le budget du ministre des Finances, Raymond Bachand », a affirmé le député Pelletier.

Tout comme sa chef, Pauline Marois et les autres députés du Parti québécois, il a lui aussi arboré le carré rouge des opposants à la hausse des frais de scolarité et a participé à six manifestations étudiantes : trois à Saint-Hyacinthe, deux à Montréal et une à Québec. Et à la fin de la session, il a imité Mme Marois et a rangé dans sa poche le symbolique morceau de tissu, jusqu’à une prochaine manifestation peut-être. « Je ne le porte pas aujourd’hui pour ce bilan, par respect pour la population de Saint-Hyacinthe. Il y a parmi elle des gens qui sont pour (la cause étudiante), d’autres qui sont contre, et il faut savoir faire la part des choses. À la veille de la Fête nationale, il faut se rassembler », a-t-il déclaré.Dans les faits, la deuxième session parlementaire de la 39 e législature n’a pas pris fin le 15 juin. Cette session, qui a été inaugurée le 23 février 2011, a plutôt été ajournée au 18 septembre 2012. Mais le député Pelletier ne s’attend pas à retourner en chambre à la fin de l’été. « Les élections seront déclenchées d’ici l’automne, c’est presque assuré », prédit-il.Il reste persuadé que la stratégie du gouvernement Charest consistait à laisser pourrir la situation dans le conflit étudiant à la veille des élections. « Le but, c’était de permettre au premier ministre de se présenter comme le champion du droit et de l’ordre et de faire oublier sa gestion médiocre. Nous avons un gouvernement usé à la corde qui gouverne pour ses amis, pas pour la population du Québec », affirme le député Pelletier.Il rappelle que si le PQ est porté au pouvoir, il abolira aussitôt la loi 78 restreignant le droit à la manifestation et annulera la hausse des droits de scolarité afin de tenir un Sommet sur l’éducation durant lequel toute la question du financement des universités sera réexaminée.

Favoritisme

M. Pelletier établit un lien entre le bilan du gouvernement et le fait qu’aucune subvention n’a finalement été accordée au projet du plateau sportif de l’école secondaire Fadette, à Saint-Hyacinthe, évalué à près de 8 millions $.

« La ministre Michelle Courchesne a été blâmée deux fois par le vérificateur général, entre autres pour des anomalies avec les projets d’infrastructures sportives. Il y a eu du favoritisme : elle approuvait des projets avant qu’ils ne soient examinés par son ministère », souligne-t-il.Le député Pelletier assure qu’à Québec, la session parlementaire l’a tenu très occupé, notamment en tant que porte-parole de l’Opposition officielle pour les personnes handicapées. Il mentionne qu’il est fréquemment intervenu en chambre pour dénoncer les coupures dans les services à domicile et l’augmentation des délais d’attente, et qu’il a participé aux débats sur de nombreux projets de loi, dont celui qui va permettre à Saint-Hyacinthe de conserver la desserte policière par la Sûreté du Québec. Et il a reçu également beaucoup de visiteurs dans la capitale, dont les représentants du COURRIER, qui ont été accueillis à l’Assemblée nationale à l’occasion du 160 e anniversaire du journal.Sur le plan local dit-il, il suit de très près de nombreux dossiers, dont ceux touchant les gaz de schiste, la pénurie de places en garderie et le projet de transport adapté entre MRC.

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