14 mai 2020
Luc Brodeur-Jourdain
Casque de construction et chapeau d’ambassadeur
Par: Maxime Prévost Durand

En attente de voir ce qu’il adviendra de la saison de football, Luc Brodeur-Jourdain poursuit inten-sivement l’exécution de travaux d’envergure qu’il a entrepris chez lui. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Même s’il n’y a pas de football pour l’instant, il ne s’ennuie pas pour autant notre LBJ. De grands travaux de rénovation qu’il a entrepris chez lui, il y a déjà quelques mois, occupent la plupart de son temps ces jours-ci.

Publicité
Activer le son

« J’étais justement en train de semer du gazon », lance-t-il au bout du fil, signe que les travaux extérieurs vont bon train.

« On a abattu la moitié de la maison et on a levé l’autre moitié, on a refait une nouvelle fondation et on a fait une expansion de 24 pieds par 24 pieds », énumère-t-il en décrivant son chantier, qu’il mène lui-même.

« Je savais dans quoi je me lançais, mais c’est autre chose de le vivre », dit-il avec un demi-sourire dans la voix, avouant avoir trouvé quelques (mauvaises) surprises en cours de route.

Pour arriver à tout faire de son propre chef, il s’est renseigné et il a posé des questions à des experts dans son entourage qui ont joué un rôle de tutorat. « Mais ça reste que les mains à la pâte, c’est moi. »

Il voit également cette période comme une opportunité de passer plus de temps qu’à l’habitude avec sa famille. Même si leur maison est un chantier de construction, sa femme et lui ont préféré garder les enfants avec eux malgré la réouverture des garderies et des écoles primaires en début de semaine. « C’est quelque chose qui ne se reproduira plus dans une vie, alors on veut en profiter. »

Toujours le cœur sur la main, Luc Brodeur-Jourdain s’est aussi engagé à titre d’ambassadeur pour le programme Blitz contre la faim Purolator, qui vient en aide aux Canadiens dans le besoin en leur remettant des denrées alimentaires.

Habituellement, chaque équipe de la LCF mousse le programme à tour de rôle dans la saison, mais vu le contexte actuel, il a fallu revoir la façon de le mettre de l’avant, surtout en cette période où les besoins sont importants.

Dans un point de presse virtuel en compagnie des médias nationaux, le Maskoutain a évoqué sa propre histoire de vie pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à s’impliquer. Il a notamment raconté que sa mère l’avait eu à l’âge de 17 ans et que, seulement deux ans plus tard, sa sœur voyait le jour. Il sait que, financièrement, le défi a été grand pour sa mère, surtout qu’elle était monoparentale. « Nous n’avons jamais manqué de rien. Nous avions un toit et de la nourriture, mais nous n’étions pas une famille riche », a-t-il déclaré.

Sensible à la cause du Blitz contre la faim, il fera donc un don monétaire en son nom personnel, comme il le fait depuis plusieurs années, et il invite chaque personne qui le peut à en faire de même, peu importe le montant de la contribution. Il a rappelé que chaque dollar amassé correspond à deux repas remis à une famille dans le besoin.

image