31 mai 2012
Cent ans de sports à Saint-Pie (5)
Par: Le Courrier
Des joueurs de tennis au cours des années 1920. Archives CHSH.

Des joueurs de tennis au cours des années 1920. Archives CHSH.

Le Club Athlétique Étienne-Desmarteaux

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Au cours des décennies 1920 et 1930, le croquet est un sport à la mode au Québec. En 1933, une série de rencontres se déroulent sous l’égide de l’Association des amateurs du jeu de croquet du district de Saint-Hyacinthe.

Fort populaire, ce sport attire plus de 800 spectateurs lors du tournoi de Saint-Denis au mois de juillet. Au cours de l’été, des joueurs tels les Pontbriand, Despars, Cordeau et Saint-Onge représentent Saint-Pie (village) et Saint-Pie (Émileville). Si l’on ne peut retracer l’emplacement exact du jeu à Émileville, celui de Saint-Pie est situé à l’angle des rues Saint-Paul et Roy, derrière le magasin général de Jean-Baptiste Tétreault. Beaucoup plus tard, les amateurs de croquet exercent leur activité favorite au terrain des loisirs et sous le toit du Club Succès. Ce club privé, situé sur la rue Sainte-Cécile, est fondé par Daniel Johnson en 1967. Cette association obtient un permis de la Régie des Alcools du Québec en 1970, ce qui confirme que le croquet est une activité beaucoup plus sociale que sportive. En 1978, plus de 100 membres sont inscrits dans les registres du club. Par opposition au jeu de croquet, pratiqué avec une certaine lenteur, le tennis est rapide et exigeant. Ce sport requérant beaucoup d’habiletés physiques est très populaire au cours des années 1930. Les Maskoutains Henri Laframboise et Henri Morin comptent parmi les meilleurs joueurs québécois. La grande activité que l’on dénote sur les courts maskoutains assure une forte popularité à ce sport dans la région. À Saint-Pie, le club est très actif. Régulièrement, les joueurs reçoivent des adversaires provenant de l’extérieur. Par exemple, le 8 juillet 1934, sur leur terrain situé sur la rue Saint-Louis, près de la résidence des Guertin, les Saint-Piens remportent les parties qui les opposent aux Séminaristes de Saint-Hyacinthe. Au cours de cette même année, plusieurs joueurs locaux, tels Jacques Despars, Horace Morin, Laurent St-Pierre, André Godin et quelques autres se rendent à Farnham, à Saint-Hyacinthe et à Abbotsford afin d’y rencontrer les clubs de l’endroit. En juillet de l’année suivante, la section tennis du Club de golf Saint-Hyacinthe reçoit le club de Saint-Pie. Au programme, on note la tenue de trois matchs féminins et d’une partie mixte. À cette occasion, l’équipe maskoutaine remporte une victoire relativement facile par le compte de 5-2. Cette rencontre est significative, car désormais à Saint-Pie, le sport est pratiqué par les hommes et les femmes.

Le Club Athlétique Étienne-Desmarteaux

Au début des années 1970, un groupe de jeunes passionnés, principalement dirigé par André Petit, forme le Club Athlétique Étienne-Desmarteaux en hommage à ce policier montréalais, premier médaillé olympique québécois.

À cette époque, l’obtention des Jeux Olympiques à Montréal et la promotion de l’activité physique comme déterminant d’une meilleure santé amènent une forte recrudescence de l’athlétisme au Québec. La pratique de l’athlétisme commence en 1972 avec l’organisation d’une olympiade municipale. La réussite de l’activité et les succès de l’équipe Saint-Pienne sur la scène régionale favorisent la création d’une association athlétique un peu plus tard. Dès ses débuts, le club est soutenu financièrement par diverses associations locales. On profite du déménagement du terrain de jeu afin d’aménager une piste d’athlétisme de 200 mètres, ce qui démontre l’engouement pour cette activité dans la communauté. À peine quelques années après les débuts, une centaine de membres s’entraînent sous les couleurs du club local. Les plus jeunes participent à l’école estivale de sport, une activité financée par le biais du Haut Commissariat à la Jeunesse aux Loisirs et aux Sports. Plusieurs adultes s’entraînent au sein du club afin d’acquérir une meilleure condition physique et des jeunes athlètes participent à des compétitions d’envergure régionales et provinciales comme les Jeux du Québec. En 1976, Alain Bernard est nommé l’entraîneur par excellence de la région, tandis que quatre athlètes sont couronnés les meilleurs dans leur catégorie respective. Parmi eux, Josée Poirier, Richard Dupaul et Jacques Petit s’illustrent au niveau provincial et ce dernier participe même à cinq championnats canadiens. Le 16 juillet 1976, la veille de l’ouverture des Jeux olympiques à Montréal, Jacques Petit, accompagné d’une dizaine de coureurs de Saint-Pie et de Saint-Hyacinthe, transporte la flamme olympique le long du kilomètre 133, dans la région de Hawkesbury. Cet article met un terme à ce survol de cent ans d’activités sportives à Saint-Pie. À cause du manque d’espace, nous n’avons pas abordé les activités de l’Amicale ainsi que l’organisation des loisirs à Saint-Pie. Nous y reviendrons bien un de ces jours.

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