4 août 2016
Conventions collectives à la Ville
C’est réglé jusqu’en 2020
Par: Benoit Lapierre
C’est réglé jusqu’en 2020

C’est réglé jusqu’en 2020

Le président du SCFP section locale 4636 représentant les cols bleus, Louis Fafard, et le président du Syndicat des salariés de la Ville de Saint-Hyacinthe représentant les cols blancs (CSD), Marcel Robidoux (photo du bas), ont participé à la séance de signature des nouvelles conventions collectives en compagnie du maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil et du directeur général de la Ville, Louis Bilodeau. Photo | Ville de Saint-Hyacinthe

Le président du SCFP section locale 4636 représentant les cols bleus, Louis Fafard, et le président du Syndicat des salariés de la Ville de Saint-Hyacinthe représentant les cols blancs (CSD), Marcel Robidoux (photo du bas), ont participé à la séance de signature des nouvelles conventions collectives en compagnie du maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil et du directeur général de la Ville, Louis Bilodeau. Photo | Ville de Saint-Hyacinthe

Menées sans tambour ni trompette durant plusieurs mois, les négociations pour le renouvèlement des conventions collectives à la Ville de Saint-Hyacinthe ont abouti à la signature, le 26 juillet, de nouvelles ententes de cinq ans entre l’employeur et ses employés syndiqués cols blancs et cols bleus.

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Les derniers contrats de travail ayant pris fin le 31 décembre 2014, les nouvelles conventions demeureront donc en vigueur jusqu’au 31 décembre 2019. D’ici là, les cols blancs, membres de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), et les cols bleus, affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) bénéficieront d’augmentations salariales qui s’échelonneront comme suit : 1 % en 2015, 1,15 % en 2016, 2,25 % en 2017, 2,5 % en 2018 et 2,5 en 2019. Des horaires modifiés, des primes révisées et une période de probation plus longue pour les nouveaux cols bleus – 130 jours travaillés au lieu de 80 auparavant – complètent les changements apportés aux conditions de travail.

Les autres nouveautés ont trait au régime de retraite des employés syndiqués, décrit comme le principal enjeu des dernières négociations. « Il n’y a pas eu beaucoup de bruit autour de ces négociations, mais je peux vous dire que l’exercice s’est avéré très exigeant, surtout à cause de la refonte du régime de retraite dans le contexte de la Loi 15 (favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal). Ce sont des questions extrêmement complexes, et les parties ont dû se faire accompagner par des actuaires durant les négociations. Il y avait une volonté commune de régler et d’en arriver à des solutions communes », a commenté le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau.

À la suite de cette restructuration du régime, l’âge de retraite sans pénalité passe de 60 ans à 62 ans à compter du 1er janvier 2014; c’est là l’un des grands changements auxquels les employés ont consenti. Chez les pompiers, a révélé M. Bilodeau, la marche sera beaucoup plus haute encore puisque dans leur cas, l’âge de retraite va grimper de 55 à 62 ans.

Par ailleurs, la cotisation des employés au régime va passer de 8,3 % à 9,60 % du salaire en raison de leur contribution à un nouveau fonds de stabilisation. Dorénavant, la cotisation de la Ville se situera aussi à 9,6 % de la masse salariale (11,5 M$ au 31 décembre 2013), alors que sa participation s’élevait à 14,1 % avant la loi 15. Cette réduction entraînera pour elle des économies d’environ 517 500 $ par année.

De même, pour le volet antérieur au 1er janvier 2014, le déficit à financer par la Ville diminue de 11 966 100 $ à 9 167 450 $. Cette économie de 2 798 650 $ est attribuable au fait que les participants actifs au régime vont maintenant supporter 50 % de la portion du déficit qui leur est imputable, soit 5 597 300 $.

M. Bilodeau a précisé que tout ce qui s’applique maintenant aux groupes syndiqués allait aussi être proposé aux employés-cadres, suivant un principe d’équité.

Le conseil municipal a donné son accord à la signature des conventions collectives le 25 juillet, au cours d’une séance extraordinaire à laquelle seul Sylvain Savoie n’assistait pas. Les élus ont approuvé en même temps, à la majorité des voix, le contenu d’une lettre d’entente sur la restructuration du régime de retraite.

Le conseiller Alain Leclerc a voté contre cette entente en raison d’une clause touchant le nouveau fonds de stabilisation, auquel la Ville et la partie syndicale contribuent également à raison de 1,25 % du salaire ou de la masse salariale.

M. Leclerc rejette l’idée de ce fonds. Advenant qu’il génère des surplus, il permettra de bonifier le régime par une indexation des rentes. « Les montants qu’on a mis dans la caisse de retraite des employés (pour combler les déficits), ça se compte par millions et dizaines de millions de dollars. Et on va verser les surplus du nouveau fonds en indemnisations aux retraités? Je regrette, je suis contre ça », a-t-il lancé.

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