23 août 2012
6 e Coupe Le Blanc
De belles découvertes au Parc Christ-Roi
Par: Maxime Desroches

Les amateurs de tennis ont eu droit à du jeu d’une grande qualité, le dimanche 19 août, alors que le Parc Christ-Roi était le théâtre des finales de la sixième Coupe Le Blanc, une compétition ouverte aux meilleures raquettes de moins de 12 ans provenant de l’Asie, d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Amérique du Nord.

Du 13 au 19 août, une trentaine de jeunes athlètes provenant des délégations du Québec, du Canada, des États-Unis, du Mexique, du Brésil, de la France, de la Slovaquie et du Japon, chacune composée de deux garçons et deux filles, ont défendu les couleurs de leur pays dans une formule par équipe semblable à la Coupe Davis et à la FedCup.

Ce qui ne devait être qu’un essai a finalement été une véritable révélation pour le comité organisateur de la Coupe Le Blanc. Tant les joueurs que les entraîneurs ont vanté les mérites de ce nouveau format, de sorte que le tableau individuel pourrait disparaître pour de bon lors des prochaines éditions.« Cette année, nous avons permis aux coachs d’être présents aux abords du terrain pour conseiller les joueurs lors des changements de côté. La formule par équipe amène une dynamique intéressante et différente. Chaque pays établit son plan de match avant les rencontres, puis peut ensuite le modifier selon le déroulement de la partie », affirme le coprésident du tournoi, Sébastien Le Blanc.Comme c’est le cas à chaque édition, les spectateurs présents lors des six journées de compétition ont fait de belles découvertes. Surtout du côté masculin, le talent local s’est manifesté. Ainsi, les garçons de la délégation canadienne, Félix Auger-Aliassime et Nicaise Muamba, n’ont perdu aucune manche au cours du tournoi. Du côté féminin, ce sont plutôt les Américaines Roscoe Bellamy et Nicole Conard qui se sont illustrées en remportant la finale devant le Japon.« Les garçons canadiens et les filles américaines ont réellement été dominants. L’an dernier, les spectateurs avaient eu un aperçu du grand talent de Félix (Auger-Aliassime), alors qu’il avait atteint la finale en simple à 11 ans. Il en a impressionné plus d’un encore cette année par la variété de ses coups et son intelligence sur le terrain », confie Sébastien Le Blanc.

Au-delà de l’expérience sportive

Le coprésident de la Coupe Le Blanc a tenu à souligner qu’au-delà de leur présence sur les courts, plusieurs participants du tournoi vivent une expérience culturelle unique lors de leur passage à Saint-Hyacinthe.

« Le fait qu’ils soient hébergés dans une famille d’accueil maskoutaine leur permet de s’immiscer dans la réalité québécoise pendant une semaine, chose qui ne serait pas possible si les équipes logaient à l’hôtel. Il est vrai qu’il existe une barrière de culture et par rapport à la langue (certains ne parlent ni anglais ni français). Il se crée malgré tout un bel esprit de camaraderie entre les délégations. Nous avons même vu les entraîneurs fraterniser entre eux et aller au restaurant en groupe. »Contrairement à l’édition 2011, durant laquelle la pluie avait forcé les organisateurs à tenir les finales à l’intérieur, un soleil radieux a surplombé le Parc Christ-Roi pour la majeure partie de la semaine.« À chaque année, lorsque vient le temps de planifier l’édition suivante, nous constatons que cela demande énormément de travail. Mais au final, le jeu en vaut la chandelle. Nous sommes surtout fiers de pouvoir faire notre part afin de former la rélève », conclut Sébastien Le Blanc.

image