20 avril 2017
Commission scolaire de Saint-Hyacinthe
De l’argent frais pour retaper les écoles
Par: Rémi Léonard
La directrice de l’École aux Quatre-Vents, Maryse Gélinas, la députée de Vaudreuil Marie-Claude Nichols, la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, le président de la CSSH, Richard Flibotte et la directrice générale de la CSSH, Caroline Dupré, devant l’école de Saint-Barnabé-Sud. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La directrice de l’École aux Quatre-Vents, Maryse Gélinas, la députée de Vaudreuil Marie-Claude Nichols, la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, le président de la CSSH, Richard Flibotte et la directrice générale de la CSSH, Caroline Dupré, devant l’école de Saint-Barnabé-Sud. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les millions annoncés par le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx pour la réfection des écoles québécoises ont fait leur chemin jusqu’à Saint-Hyacinthe. Sur les 655 M$ investis dans la province, la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) pourra bénéficier de plus de 12 M$ pour l’année 2017.

Une importante partie de cette somme servira à financer la reconstruction de l’école de Saint-Barnabé-Sud puisque l’immeuble actuel souffre d’importants problèmes structuraux, comme faisait état LE COURRIER en décembre.

Le projet s’est depuis précisé et l’on sait maintenant que la nouvelle école sera bâtie juste à l’arrière du bâtiment actuel, sur le terrain de soccer appartenant à la municipalité. La CSSH et la Ville de Saint-Barnabé-Sud s’échangeront donc la propriété des deux sites pour les besoins du projet. La superficie des terrains est identique et l’échange se fait à coût nul, a précisé le directeur des ressources matérielles à la CSSH, Jean-François Soumis.

Les plans et devis sont déjà prêts et le contrat sera octroyé très bientôt pour un début des travaux au printemps, a-t-il spécifié. Le chantier de 5 M$ devrait s’étaler sur près d’un an. Une fois le transfert vers la nouvelle école effectué, l’immeuble actuel sera démoli. Environ 80 élèves fréquentent cette école primaire. La nouvelle bâtisse aura des dimensions comparables à l’ancienne, mais la superficie du gymnase sera bonifiée, une bonne nouvelle pour l’équipe de basketball de l’école, avait indiqué en décembre M. Soumis.

Un baume sur un triste bilan

Des projets de rénovation sont également planifiés dans sept autres établissements (voir tableau). L’immeuble II de l’école Saint-Thomas-d’Aquin, fréquenté par les élèves du préscolaire, subira des rénovations en profondeur au coût de 2,3 M$. À peu près tout sera rénové à voir la liste des travaux. L’école Casavant et la polyvalente Hyacinthe-Delorme ne sont pas en reste avec des travaux de réfection estimés respectivement à 1,9 M$ et 1,3 M$.

C’est la nouvelle marraine de la circonscription de Saint-Hyacinthe, Marie-Claude Nichols, députée libérale de Vaudreuil, qui a annoncé ces octrois le 18 avril. Le président de la CSSH, Richard Flibotte, a souligné que le bon état des infrastructures scolaires était un « facteur de réussite et de persévérance scolaires ».

Cette annonce survient moins de deux mois après la publication par le ministère de l’Éducation de données sur l’état physique des bâtiments scolaires à travers le Québec. Le bilan global de la CSSH à ce chapitre est préoccupant, puisqu’à peine un bâtiment sur dix est jugé au moins « satisfaisant », alors que tous les autres sont considérés comme étant en « mauvais » ou en « très mauvais » état. Au cumulatif, la CSSH affiche un déficit de maintien des actifs de plus de 56 M$ et un indice de vétusté de 26,32 % (le seuil acceptable étant fixé à 15 %). Sur 68 commissions scolaires, la CSSH arrive ainsi au 61e rang.

L’immeuble de Saint-Barnabé-Sud figure sans surprise parmi les bâtiments en piètre état. En fait, l’indice de vétusté atteint 100 %, ce qui signifie que les coûts nécessaires pour rénover l’immeuble ont maintenant dépassé la valeur du bâtiment. C’est ce qui explique que la CSSH ait choisi de la reconstruire plutôt que de la rénover. Seule une autre école à travers la commission scolaire est aussi vétuste : l’immeuble Saint-Marcel. L’état de l’école de Saint-Bernard-de-Michaudville n’est guère mieux avec un indice de vétusté frôlant les 99 %.

Pour expliquer le choix des huit projets sélectionnés, le directeur des ressources matérielles de la CSSH a indiqué que l’organisation avait voulu éviter le « saupoudrage » en investissant seulement dans quelques projets structurants. « Reconstruire une école, on ne peut pas le faire à moitié », a-t-il imagé. Il faut donc comprendre que pour les autres bâtiments vétustes, il faudra attendre que de nouvelles sommes soient disponibles dans les années à venir.

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