30 janvier 2014
Décès de l’ancien député Marcel Ostiguy
Par: Le Courrier

Un ancien personnage politique de la région de Saint-Hyacinthe, Marcel Ostiguy, est décédé le 21 janvier à la Cité de la Santé, de Laval, à l’âge de 84 ans. Il laisse dans le deuil son épouse, Claudette Girard, et ses enfants, Ginette et Manon, filles de feue Pierrette Coupal.

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Au terme d’études en administration à l’Université Laval, M. Ostiguy a oeuvré au sein de l’entreprise familiale à Marieville, un magasin de machinerie agricole qui possédait aussi un comptoir à Saint-Thomas-d’Aquin, avant d’entrer en politique sous la bannière libérale en 1970.

Il a d’abord été élu député de Rouville à l’Assemblée nationale (1970-1973), puis y a représenté la circonscription de Verchères de 1973 à 1976. En 1978, il devient député libéral de Saint-Hyacinthe à la Chambre des communes et le demeurera jusqu’en 1984, année où il a été défait dans la circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot par la candidate du Parti progressiste-conservateur, Andrée Champagne.Huguette Corbeil, ex-conseillère municipale à Saint-Hyacinthe et candidate à la mairie en 2009, a côtoyé Marcel Ostiguy du temps où il oeuvrait en politique fédérale. « C’est un homme que j’ai très bien connu. J’ai fait de la politique avec lui de 1977 à 1990 au sein de l’association libérale. En campagne électorale, c’est moi qui tenais son agenda », relate-t-elle.Elle garde un excellent souvenir de M. Ostiguy et des campagnes électorales victorieuses qu’elle a vécues à ses côtés. « Il y en a avait eu trois d’affilée : on était toujours en élection à Saint-Hyacinthe. À l’élection partielle de 1978, il a gagné par 6000 voix de majorité, puis il y a eu une autre élection en 1979, qu’il a gagnée avec 12 000 voix, puis encore une autre en 1980, où sa majorité a atteint 18 000 voix », se souvient Mme Corbeil.C’est avec beaucoup de plaisir, a-t-elle confié, qu’elle a accompagné Marcel Ostiguy durant ses années passées en politique fédérale. « C’était un homme rieur, affable, travailleur, qui était toujours heureux de rencontrer les gens. Le seul endroit où il n’aimait pas aller, c’était au Cégep; à cause du référendum (de 1980, sur la souveraineté du Québec), c’était plus difficile pour lui. Mais dans d’autres domaines, comme l’agriculture, il était comme un poisson dans l’eau. Chez les conservateurs, certains le surnommaient « l’ouvreur de portes » », a raconté Mme Corbeil à propos de celui qui a été nommé à la Commission de protection du territoire agricole du Québec en 1991.La famille du disparu recevra les condoléances au complexe funéraire Yves Légaré, à Laval, le samedi 1er février de 10 h à 12 h 30, après quoi une cérémonie à la mémoire de Marcel Ostiguy aura lieu à la chapelle du complexe.

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