3 novembre 2011
Il affontera l'Américain Allan Green samedi
Demers veut causer une surprise
Par: Maxime Desroches
Sébastien Demers sera dans le rôle du négligé contre Allan Green, samedi, au Colisée Pepsi.

Sébastien Demers sera dans le rôle du négligé contre Allan Green, samedi, au Colisée Pepsi.

Même si peu d’observateurs du monde de la boxe lui prédisent une victoire aux mains de l’Américain Allan Green, qu’il affrontera dans l’arène ce samedi au Colisée Pepsi de Québec, Sébastien Demers ne s’en formalise pas. Au contraire, le principal intéressé estime que ses chances d’en sortir victorieux sont excellentes.

Débordant de confiance lorsque rencontré par LE COURRIER, le pugiliste maskoutain de 31 ans assure qu’il est complètement remis, tant au plan psychologique que physique, des durs revers par mise hors de combat encaissés en juin et en décembre 2010, contre l’Américain Brian Vera et le Repentignois Renan St-Juste. Le foudroyant knock-out que lui avait servi St-Juste avait d’ailleurs laissé présager un possible retrait du monde de la boxe.

Entouré des frères Howard et Otis Grant, ses entraîneurs depuis le début de l’été, Demers (31-4-0, 11 K.O.) touchera certes une bourse intéressante contre le cogneur Green (30-3-0, 21 K.O.) peu importe l’issue du combat, mais il n’entend pas s’en contenter.« Les efforts des derniers mois en gymnase ont été bénéfiques. Ma préparation est exemplaire. Je me sens prêt à prouver que je peux encore performer à un haut niveau et que je ne dois pas être pris à la légère même si je reviens d’une absence prolongée », a-t-il indiqué.

Une longue attente

Ce retour dans l’arène, Double Trouble l’attendait avec impatience depuis plusieurs semaines déjà. Le 5 août, il était censé enfiler les gants contre Andre Dirrell, à Oakland, en Californie. Le duel avait été remis une première fois à une date ultérieure à la demande de l’Américain, puis annulé par la suite.

« Je n’ai jamais réellement compris le fond de l’histoire. D’une part, il récupérait d’une grave blessure à la tête qui lui avait laissé d’importantes séquelles. Puis, il y avait aussi un manque évident de communication entre les promoteurs du combat. On m’a offert de remettre ça à nouveau, mais moi, j’en avais assez d’attendre. Je voulais remonter sur le ring le plus tôt possible », a-t-il précisé.Toujours est-il qu’avec une confiance renouvelée, Demers souhaite faire mentir les experts dont les pronostics favorisent largement Green pour l’emporter. Il faut que Green possède un résumé assez reluisant. Il n’a pas mal paru contre des adversaires aussi coriaces qu’Andre Ward (juin 2010) et Glen Johnson (novembre 2010).« Ça ne m’affecte pas. À mon sens, Green est un adversaire avec qui je peux rivaliser coup pour coup si je boxe stratégiquement et si j’utilise bien mon jab. On a travaillé fort sur l’aspect tactique avec mes entraîneurs. »Demers compte aussi sur l’appui de la foule partisane du Colisée Pepsi, qui jouera un rôle-clé par son énergie contagieuse. « Je pense que ça peut faire une différence. J’aurais été prêt à l’affronter n’importe où, mais le fait que ce soit à Québec, c’est un avantage pour moi », a-t-il conclu.

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