26 avril 2018
Carte blanche
Des babines et des bottines!
Par: Pierre Bornais
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Tout permet de croire que la crise migratoire « irrégulière » qui a marqué la dernière année connaîtra au cours des prochains mois un autre épisode de même nature. La situation est d’autant plus inacceptable que tout le monde est au courant et que le grand responsable de cette anomalie tarde à réagir, alors que la réponse lui appartient.

Tout le monde se souvient – pour une fois – de l’invitation lancée par le premier ministre Trudeau à tous les migrants à venir au Canada, « terre d’accueil ». Au lieu d’agir, son gouvernement pousse l’insolence jusqu’à refuser, d’abord, d’assumer la facture, pour ensuite concéder qu’il paiera, après vérification méticuleuse des dépenses.

Loin d’assumer son leadership en la matière, son ministre de l’Immigration s’est même offert une petite leçon de générosité à l’endroit du gouvernement du Québec. Sans prendre en compte qu’une immigration du même type ne pouvait être la responsabilité première d’une province, alors que ses ressources sont limitées.

D’autant plus qu’une partie importante de cette migration vers « un pays tiers sûr » se présente à une entrée localisée sur le territoire québécois, en espérant aller ailleurs!

Mais au moment d’écrire ces lignes, alors que le gouvernement québécois applique les limites mises en place pour répondre adéquatement aux nouveaux arrivants, le fédéral en est encore à s’interroger sur le flux potentiel pour cette année.

En attendant, c’est toujours la valse-hésitation à Ottawa, sans plan déterminé ni mesures pour répondre aux besoins des arrivants et les orienter vers une vraie destination.

Le sujet est sensible, tout le monde en convient. Mais il faudrait que les bottines suivent enfin les babines! 

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