10 novembre 2011
Un patrimoine à protéger et à valoriser
Des communautés à la croisée des chemins
Par: Le Courrier
Anick Chandonnet et soeur Suzanne Gloutnez ont participé au 78<sup>e</sup> Congrès de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique à Québec.

Anick Chandonnet et soeur Suzanne Gloutnez ont participé au 78e Congrès de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique à Québec.

La participation des soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe au 78e Congrès de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique, qui se tenait à Québec les 23 et 24 septembre, a fait grimper leur inquiétude d’un cran.

Le fait de se comparer à certaines communautés religieuses du Québec qui travaillent à la préservation et à la mise en valeur de leur patrimoine matériel et immatériel, en collaboration avec des universitaires et des conservateurs de musée, ne leur aura pas permis de se consoler.

« Grâce à la Société du patrimoine religieux de Saint-Hyacinthe, un travail d’inventaire colossal a été fait dans notre diocèse, mais une connaissance virtuelle de notre patrimoine ne suffit pas, affirme soeur Suzanne Gloutnez. Cet inventaire mis en ligne conserve une trace de notre histoire, mais son sens risque de se perdre, faute de contexte. Le patrimoine religieux forme un tout qui prend son sens lorsque conservé le plus près possible du lieu physique où il s’est déployé, in situ. »La Société du patrimoine religieux de Saint-Hyacinthe avait également délégué sa directrice générale, Anick Chandonnet, à ce congrès dont le thème était Par-delà les pierres – Le patrimoine matériel et immatériel des communautés religieuses.Pour elle, c’est ce qui a forgé l’identité des Maskoutains et des Maskoutaines qu’il faut préserver à travers l’héritage que les communautés religieuses ont conservé précieusement jusqu’à ce jour. « Pierre Lucier, un participant du congrès, a été particulièrement éloquent à ce sujet. Il nous a fait prendre conscience des traces immatérielles laissées par les communautés dans notre système scolaire, dans nos hôpitaux, dans notre aptitude à valoriser la solidarité sociale, etc. Il faut s’intéresser à ce patrimoine, collectivement et de concert avec les communautés religieuses maskoutaines. Il n’est pas seulement question de notre héritage culturel, mais surtout de notre identité », croit Mme Chandonnet. « Les églises, les couvents, les collèges, les noms de certaines rues nous rappellent quotidiennement l’empreinte matérielle des communautés religieuses maskoutaines dans le milieu. Par contre, ce qui donne un sens à tout ça, ce qui « fait apparaître » ce que nous voyons sous un autre jour, c’est immatériel, mais pour l’instant, c’est surtout pratiquement invisible. D’où l’importance de créer un lieu qui aurait pour mission de rendre compte de ce patrimoine dans un contexte révélateur », a mentionné soeur Suzanne Gloutnez, responsable du musée du Centre Élisabeth-Bergeron.

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