19 mai 2011
Commission scolaire de Saint-Hyacinthe
Des compressions budgétaires de 2 M$
Par: Nicolas Dubois
Le directeur général de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, Yvan Gauthier, la directrice des ressources financières, Sylvie Girard et le secrétaire général, Daniel Camirand.

Le directeur général de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, Yvan Gauthier, la directrice des ressources financières, Sylvie Girard et le secrétaire général, Daniel Camirand.

La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) n’échappe pas aux récentes coupes dans le réseau de l’éducation à travers la province. À près d’un mois du dépôt de son budget, la commission scolaire doit sabrer 2 M$ en dépenses pour respecter le nouveau cadre financier. Une situation totalement irréaliste, selon la direction, qui n’exclut pas la possibilité de devoir présenter un budget déficitaire même si la loi l’interdit.

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« Sommes-nous en train d’abolir les commissions scolaires et le gouvernement a oublié de nous le dire?, s’est indigné le président de la CSSH, Richard Flibotte, lors d’un point de presse tenu mardi. C’est irréaliste! »La direction de la CSSH ne digère tout simplement pas l’annonce du Ministère. D’autant plus que, selon le directeur général Yvan Gauthier, la commission effectue depuis déjà cinq ans des efforts considérables de redressement budgétaire. « Cet ajout de compression vient complexifier davantage l’exercice amorcé », a précisé le DG. La CSSH se targue d’être l’une des commissions les moins dépensières. Selon le dernier rapport du Vérificateur général du Québec, les coûts des activités du Ministère s’établissaient à 453 $ par élève, contrairement à 425 $ pour la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe. Le vérificateur classe également la commission parmi les plus performantes sur le contrôle des dépenses relatives au transport scolaire.Presser le citronPour réaliser cette réduction de 2 M$ dans son budget 2011-2012, la direction devra presser le citron « un peu trop » estime M. Flibotte. « Comment répondre à cette demande [du Ministère] sans mettre en péril nos services? »Selon le président, 2 M$ de coupures sur un budget de 135 M$, cela peut sembler peu, mais « c’est beaucoup quand tu coupes déjà partout ».La CSSH aura donc un mois pour revoir sa prévision budgétaire. L’objectif du Ministère consiste à trancher dans les coûts des services administratifs. La direction devra ainsi couper dans la valorisation de la formation professionnelle, l’enveloppe destinée aux services éducatifs et utiliser les surplus destinés à des projets éducatifs à d’autres fins. Les employés qui partent à la retraite ou en retraite progressive ne seront pas remplacés. Les employés réguliers, quant à eux, ne seront pas affectés par cette mesure.« Le Ministère nous demande de maintenir les services dans les petites communautés rurales et de ne pas toucher aux services aux étudiants. C’est très difficile », a mentionné le directeur général, Yvan Gauthier. Selon ce dernier, la CSSH est désavantagée par rapport à d’autres commissions scolaires en raison du nombre élevé d’étudiants à la formation professionnelle. Le gouvernement a diminué l’allocation pour le financement des abandons en formation professionnelle. La direction n’exclut pas la possibilité de demander au Ministère la permission de présenter un budget déficitaire, car la loi interdit tout déficit sans avoir préalablement avisé le bureau de la ministre. « Nous ferons notre possible pour atteindre l’équilibre », a cependant précisé le directeur.

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