14 mars 2013
Règlement d'urbanisme
Des définitions à revoir
Par: Le Courrier

Certaines définitions qui doivent en remplacer d’autres dans la réglementation d’urbanisme de la Ville de Saint-Hyacinthe paraissent si imprécises qu’elles seront sans aucun doute retirées de la liste des modifications à l’étude.

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C’est ce qu’on retient de l’assemblée publique de consultation qui a eu lieu le 4 mars, au début de la séance du conseil municipal, sur une série d’amendements proposés au règlement d’urbanisme.

Les représentants de la firme Beauward, propriétaire des Galeries St-Hyacinthe, sont intervenus pour signaler aux officiers municipaux qu’ils n’étaient pas d’accord avec ce que serait la nouvelle façon de définir ce que sont des bureaux et commerces « structurants ».Dans le règlement actuel, c’est la superficie du plancher qui détermine si un bureau ou un commerce est « structurant » ou « non structurant », c’est-à-dire important, ou de moindre importance. Par exemple, un bureau est jugé « non structurant » si sa superficie est inférieure à 500 mètres carrés, mais devient « structurant » au-delà de ce seuil. Quant aux commerces, on les qualifie de « structurants » s’ils possèdent un plancher de plus de 1000 mètres carrés. Avec ce qui est proposé, ces balises disparaîtraient et seraient remplacées par le concept du rayonnement local (établissements non structurants) et du rayonnement régional (structurants).« Comment ça va fonctionner, où tracer la ligne? On sent comme un flou, un vide. Nous étions satisfaits de l’ancien régime », a signalé Jean-François Lusignan, un urbaniste représentant Beauward qui était accompagné de Richard Hamelin, vice-président affaires juridiques chez Les centres d’achat Beauward. Ils entouraient le directeur général des Galeries St-Hyacinthe, André Brochu, qui n’a rien perdu du débat, essentiellement technique. Lynda Cadorette, du Service d’urbanisme, leur a expliqué que les requérants auraient une déclaration à remplir au sujet du rayonnement de leur entreprise. Mais elle a reconnu que leurs arguments étaient pertinents, ce qu’ont aussi laissé entendre les conseillers Donald Côté et David Bousquet.À l’issue de la séance du conseil, le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau, a informé LE COURRIER que toute cette question des définitions serait revue. « Les assemblées publiques d’information sur les règlements, c’est fait pour ça, voir ce qui va et ce qui ne va pas », a-t-il dit.

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