12 janvier 2017
Refonte du site Internet de la Ville de Saint-Hyacinthe
Des firmes locales déçues, mais pleines d’espoir
Par: Martin Bourassa
Christian Choquette, président de la firme maskoutaine A3 communication. Photothèque | Le Courrier ©

Christian Choquette, président de la firme maskoutaine A3 communication. Photothèque | Le Courrier ©

La décision de la Ville de Saint-Hyacinthe de ne pas recourir à l’expertise locale pour la refonte de son site web a été accueillie avec des sentiments partagés dans les firmes de communication et marketing du milieu. 

Publicité
Activer le son

Chez A3 communication, le président Christian Choquette s’est dit guère surpris. « Rappelez-vous, ils ont fait de même avec la campagne autour de l’image de marque en privilégiant la firme montréalaise LG2, mentionne M. Choquette. Pourquoi n’encouragent-ils pas les talents locaux et les entreprises de la place alors que de grandes entreprises privées de chez nous le font, je n’en ai pas la moindre idée. Maisje ne crois pas que cela envoie nécessairement un mauvais message sur les capacités des entreprises de la place. Nous ne manquons pas d’ouvrage en tout cas. »

En ce qui concerne le budget de 130 000 $, bien qu’il le trouve à première vue « salé », il mentionne qu’il est difficile de porter un jugement, sans connaître le plan de travail. 

« C’est un peu comme le budget quand vient le temps de construire une maison. Il faut connaître les besoins, le plan d’ensemble et le niveau de finition pour se prononcer. Je n’ai eu aucun échange à ce sujet avec un représentant de la Ville de Saint-Hyacinthe. »

Au niveau municipal, A3 communication a entre autres réalisé le site de la municipalité de Saint-Mathias-sur-Richelieu.

Conceptö sur la touche

La dernière refonte du site Internet de la Ville de Saint-Hyacinthe remonte à 2009. Elle avait été l’œuvre de la firme maskoutaine Conceptö agence créative et « donna à la Ville une image conviviale et moderne tout en répondant [à ses] multiples besoins », rappelle-t-on sur le site web de l’entreprise. 

Or, cette dernière n’a pas été invitée à mettre à jour son travail. « Je savais que la refonte figurait dans les plans de la Ville, mais nous n’avons pas été invités à soumissionner pour la première étape, a répondu Lucie Guillemette, associée chez Conceptö. Ce n’est pas si étonnant dans la mesure où notre spécialité concerne davantage le design que l’aspect planification et programmation du site. Si on ne pense pas à nous pour l’étape de la conception, ce sera plus décevant. »

En ce qui a trait au budget de 130 000 $ associé à cette réforme, Mme Guillemette estime qu’elle ne tombe pas des nues en l’apprenant, même si, selon son souvenir, le budget de la refonte de 2009 avait tourné davantage autour de 20 000 $.

« Il n’y avait pas de volet transactionnel associé à cette refonte. La Ville souhaitait davantage un site fonctionnel et avec une pleine autonomie pour les mises à jour à l’interne et c’est ce que nous avons livré », a précisé Mme Guillemette en ajoutant qu’une bonne mise à jour des sites Internet est de rigueur environ tous les trois ans.

« Ces années-ci, tout évolue tellement vite. Un site devient dépassé très rapidement. »

Du côté de Klic Infosolutions, une firme maskoutaine qui se spécialise dans le développement de solutions web adaptatives pour les organismes privés et publics, son président Olivier Dubois a mentionné qu’il surveillait la sortie de l’appel d’offres de la Ville pour pouvoir y soumissionner. C’est de la bouche du COURRIER qu’il a appris qu’un premier contrat avait été accordé à la firme Pénéga de Montréal en décembre.

« C’est une bonne firme, a-t-il reconnu, mais c’est décevant d’apprendre qu’aucune firme locale n’a été approchée. Nous avons la compétence nécessaire et nous aurions été heureux de pouvoir accompagner la Ville dans ce projet stimulant, en espérant que ce ne soit que partie remise », a répondu M. Dubois.

On doit entre autres à l’équipe de Klic Infosolutions la refonte Internet du site web de Saint-Hyacinthe Technopole, le bras économique privé apparenté à la Ville de Saint-Hyacinthe qui le finance en partie.

image