14 mars 2019
Entre les lignes
Des impondérables
Par: Le Courrier

Parmi les nombreux dossiers que n’a pas abordés le maire Claude Corbeil devant la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe, la situation à l’usine de biométhanisation ressort du lot. L’occasion aurait pourtant été belle d’en parler puisqu’elle vient de franchir sa première année de vie utile, elle qui a été inaugurée officiellement le 26 janvier 2018. M. Corbeil aurait pu donner l’heure juste et balayer certaines rumeurs.

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Car si vous cherchiez un autre signe que tout ne tourne pas rond à l’usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe, on vous invite à lire un portrait de Sophie Brochu, PDG d’Énergir, publié dans le magazine web Gestion de HEC Montréal du printemps. Dans cette entrevue, on retrouve une allusion quelque peu étrange sur notre usine, du moins pour le lecteur qui ne connaît pas bien le dossier.

Le passage du texte se lit ainsi : « Autre exemple, ce partenariat avec la Ville de Saint-Hyacinthe, qui a lancé en 2010 un projet de biométhanisation et dont les surplus de gaz naturel renouvelable sont vendus à Énergir. “C’est une technologie qui existe ailleurs, mais c’est une première au Québec. Elle est écologique et rentable”, souligne Sophie Brochu avec enthousiasme. Pour autant, il s’agit d’une nouvelle infrastructure, ce qui signifie des arrêts, des ajustements, des impondérables. Exiger des pénalités lors d’éventuels retards de livraison est nettement contre-productif, selon la PDG. »

La journaliste colporte cependant une fausseté quand elle écrit que la production de biogaz se fait à partir des résidus organiques des ménages et jouit de la collaboration des 24 municipalités de la région. Le fait que le contenu des bacs bruns des municipalités de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains soit plutôt dirigé vers un site de compostage de l’Estrie peut-il être placé dans la catégorie des ajustements et des impondérables? La question mérite d’être posée et d’obtenir une réponse.

À quand une rencontre avec les autorités municipales pour faire le point sur ce qui se passe à cette usine de biométhanisation? Elle nous avait pourtant été promise à l’automne 2018 si ma mémoire est bonne.

Et elle serait encore d’actualité.

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