27 février 2020
Carte blanche
Des monologues!
Par: Pierre Bornais
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On parle d’un nécessaire dialogue entre les parties pour solutionner le conflit qui paralyse le système ferroviaire, mais on a droit à un dialogue de sourds. Comme l’expression le laisse entendre, c’est comme si on ne portait pas attention au message de l’autre, ouvrant du même coup la porte à tous les excès.

Pendant que le fédéral soutient travailler jour et nuit pour trouver des solutions, il s’empresse du même souffle de remettre une grande partie du problème aux provinces.

Du côté des Premières Nations, c’est aussi la confusion puisqu’il devient évident qu’un conflit se déroule entre les chefs héréditaires et les conseils élus par le peuple.

Pendant ce temps, c’est la structure même de l’économie canadienne qui est ébranlée alors que l’approche de livraisons « juste à temps » est remise en cause.

Et dans le contexte actuel, comment prétendre que les quelques inconvénients vécus par la population sont bien minces face aux siècles de détresse des peuples autochtones?

Comment espérer une véritable réconciliation entre tous les occupants du territoire canadien dans un contexte aussi tendu? La sagesse légendaire des chefs autochtones devrait les conduire sur une autre voie que celle de la confrontation; sinon ils ouvrent la porte à tous les abus.

Pour ma part, je préfère trouver dans « la Paix des Braves » et la « Grande Alliance » avec les Cris du Québec des éléments pour aller de l’avant, même si tout n’est pas parfait.

Il y a quelques jours à peine, CBC – dans une émission diffusée en langue crie – permettait aux gens de Chisasibi de démontrer comment ils ont ainsi pris leur avenir en main. C’est cela qui devrait attirer notre attention!

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