14 mars 2013
Des retraités tristes et déçus
Par: Le Courrier
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La une du journal Le Courrier du 28 février nous a jetés par terre!

Dans le passé, notre passé, le Collège Antoine-Girouard (CAG) et avant lui l’École du Séminaire de Saint-Hyacinthe (ESSH) avaient éprouvé des difficultés, mais chaque fois les efforts concertés des dirigeants et du personnel de l’école et ceux du Séminaire de Saint-Hyacinthe avaient réussi à sauver la mise. En se serrant les coudes et parfois la ceinture, nous avons maintes fois relevé nos manches et nous avons pu continuer la mission jadis initiée par Messire Antoine Girouard. Déjà lors des festivités entourant le bicentenaire, nous avions senti un malaise dû à l’absence du personnel de l’école dans l’organisation et la tenue de cet événement grandiose. Il y était peu ou pas fait mention de cette école qui avait eu le triste sort de remplacer le cours classique par un cours général et un peu plus tard, ô malheur, de devenir une corporation laïque donnant une large part à la gent féminine! Nous avons été déçus d’apprendre que notre éminent clergé avait décidé de laisser tomber cette école qui ne représentait plus à leurs yeux le haut lieu du savoir qu’elle avait été jadis. Tous ensemble, durant les dernières décennies, nous avons cru à notre école, nous y avons donné le meilleur de nous-mêmes pendant des années avant de prendre une retraite bien méritée. Pour la majorité, nous avons continué à nous y intéresser et, pour plusieurs, à nous y impliquer. Nous pouvons dire avec fierté que nous avons une minuscule part dans la réussite de plusieurs de nos anciens qui ne manquent pas de nous le rappeler fréquemment. Cette école qui a été la première institution d’éducation secondaire privée à voir le jour dans notre ville aura eu le bien triste sort d’être aussi la première à être cédée au secteur public, faute d’appui du Séminaire. Comme lors du décès d’un être cher, car c’en est un pour nous, nous voulons offrir à toute la famille actuelle du Collège ainsi qu’à tous les anciens du Séminaire, de l’École du Séminaire et du Collège Antoine-Girouard qui éprouvent aussi de la tristesse à la suite de la fermeture de leur Alma Mater nos plus sincères sympathies. À tous ceux et celles qui prendront la relève, nous ne voulons souhaiter que le meilleur et nous terminerons en citant : « Le roi est mort, vive le roi » afin que le nom d’Antoine Girouard continue d’être symbole de qualité!

Micheline Bienvenue, Denis Aubin, Claude Borduas, Daniel Désautels, Jacques Ostiguy, retraités de l’ESSH/CAG

Note : Le masculin est employé ici afin de ne pas alourdir le texte, mais il ne faudrait surtout pas y voir un déni du féminin!

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