13 septembre 2012
Londres 2012
Des vétérinaires olympiques
Par: Maxime Prévost Durand
Yves Rossier, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, et Sylvie Surprenant, diplômée du même endroit, ont vécu des émotions fortes lors de leur séjour olympique à Londres à titre de vétérinaires.

Yves Rossier, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, et Sylvie Surprenant, diplômée du même endroit, ont vécu des émotions fortes lors de leur séjour olympique à Londres à titre de vétérinaires.

Valérie Welsh est peut-être la seule athlète de la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe à avoir participé aux Jeux olympiques de Londres, mais elle n’est pas la seule représentante de la Faculté à s’y être rendue. Sylvie Surprenant, diplômée à Saint-Hyacinthe en 1979, et Yves Rossier, professeur à la Faculté, ont été vétérinaires pour les compétitions équines lors de ces mêmes Jeux.

La première a été la vétérinaire des chevaux sauteurs de l’équipe canadienne pour une deuxième édition consécutive des Jeux olympiques d’été, elle qui avait joué le même rôle à Pékin en 2008. Cette fois-ci, l’équipe équine canadienne n’a pu revenir à la maison avec une médaille comme elle avait réussi à le faire il y a quatre ans.

« On vit tellement d’émotions lors des Jeux olympiques, c’est incroyable. À Pékin, c’était ma première expérience olympique et on a remporté une médaille. Je ne pense pas avoir vécu d’autres émotions aussi fortes que celles-là », admet Mme Surprenant. « À Londres, c’était une tout autre atmosphère. Les spectateurs sont des habitués des chevaux, on voyait qu’ils connaissent bien ce sport et c’était très bien organisé. J’ai adoré l’expérience aussi, même si cette fois, nous n’avons pas gagné de médaille. Les émotions sont différentes, mais les deux expériences sont aussi fortes émotionnellement. »La vétérinaire de Saint-Bruno avoue toutefois que le stress est très élevé dans ces compétitions et qu’il peut être parfois difficile à gérer. « On doit s’assurer qu’il n’y ait pas de problèmes avec les chevaux, on doit aussi composer avec les athlètes, eux aussi stressés. Si on travaille en équipe toutefois, tout va pour le mieux. Et l’équipe canadienne a de très bons cavaliers, alors ils nous font bien paraître », lance-t-elle.L’autre vétérinaire, le professeur Yves Rossier, de la Faculté de médecine vétérinaire, était quant à lui vétérinaire officiel et superviseur pour la clinique mise sur pied par la Commission médicale du Comité international olympique (CIO). Son rôle consistait à donner les soins d’urgence aux chevaux en plus d’offrir des ressources diagnostiques à la clinique de Greenwich Park, au coeur du site olympique. « Ces Jeux ont été un grand succès. La barre est très haute pour les olympiques à Rio. J’espère pouvoir participer encore une fois aux Jeux olympiques dans quatre ans et même d’avoir un rôle à jouer lors des prochains Jeux équestres mondiaux », affirme-t-il.M. Rossier siégeait également au sein de la Commission vétérinaire des Jeux paralympiques. De ce côté, il veillait à la santé des chevaux en plus d’effectuer des contrôles antidopage de façon régulière. « L’expérience des Jeux paralympiques m’a particulièrement marqué. Voir la détermination, la force, mais surtout la joie et la fierté qui anime ces athlètes malgré des handicaps majeurs est éblouissant. Et tout cela en étant très compétitifs et performants. » Il en était à ses troisièmes Jeux olympiques, ayant été vétérinaire d’équipe aux Jeux de Barcelone (1992) et Athènes (2004). « Mon séjour londonien m’a permis de représenter la Faculté avec fierté et je suis très reconnaissant envers la direction de m’avoir permis de prendre part à cette expérience olympique », conclut le professeur.

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