7 août 2014
Implantation des horodateurs
Deux fois plus chères, les cases!
Par: Benoît Lapierre
Le programme d’implantation des horodateurs a été présenté par le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, le directeur général, Louis Bilodeau et le directeur du service des Travaux publics, Yvan De Lachevrotière. Il tient ici la tablette numérique de contrôle qui guidera les proposés au stationnement vers les voitures des contrevenants. L’amende pour stationnement impayé demeurera de 15 $. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le programme d’implantation des horodateurs a été présenté par le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, le directeur général, Louis Bilodeau et le directeur du service des Travaux publics, Yvan De Lachevrotière. Il tient ici la tablette numérique de contrôle qui guidera les proposés au stationnement vers les voitures des contrevenants. L’amende pour stationnement impayé demeurera de 15 $. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe passe à l’ère des horodateurs dans le domaine du stationnement payant sur rue. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe passe à l’ère des horodateurs dans le domaine du stationnement payant sur rue. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les horodateurs qui contrôleront dorénavant le stationnement sur rue au centre-ville de Saint-Hyacinthe seront deux fois plus gourmands que les 460 parcomètres conventionnels qu’ils vont remplacer à compter du 4 septembre.

Le coût du stationnement dans les cases payantes va carrément doubler, passant de 50 cents à 1 $ l’heure, tarif qui devient le nouveau coût minimal du stationnement sur rue. L’époque où il était encore possible d’acheter une demi-heure de stationnement avec une pièce de 25 cents est donc révolue.

« Les tarifs n’avaient pas été actualisés depuis 2005, et le grand défi de la municipalité, c’est de diversifier ses sources de revenus », a indiqué en conférence de presse le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau.

Fini aussi le temps où on pouvait se garer gratuitement devant un parcomètre durant la fin de semaine. Il faudra maintenant nourrir l’horodateur le samedi, entre 9 h 30 et 18 h et le dimanche, entre midi et 18 h. Durant la semaine, les appareils seront en fonction du lundi au mercredi de 9 h à 18 h, et les jeudis etvendredis de 9 h 30 à 21 h.

En ce qui concerne les tarifs, c’est un revirement complet par rapport à ce qui avait été annoncé en avril 2013, lorsque la Ville a fait connaître son intention de se doter d’horodateurs. Il était alors question de maintenir partout le tarif de 25 cents la demi-heure, sauf dans le cas de 25 cases de la rue Gauthier, près de l’hôpital Honoré-Mercier, qui sont contrôlées par deux horodateurs depuis plusieurs mois. Stationner à ces endroits coûte 1 $ l’heure.

Outre les cases qui étaient déjà munies d’un parcomètre, 275 autres espaces de stationnement seront surveillés par des horodateurs à partir du 4 octobre, au terme de la phase II d’implantation du nouveau système dans les artères commerciales du centre-ville. Ces bornes de paiement apparaîtront dans les rues Bourdages Nord, Girouard Ouest, Dessaulles, Hôtel-Dieu, Saint-Joseph, Sainte-Anne, Raymond, Saint-Dominique, Saint-Antoine, Sainte-Marie, Duclos, Mondor, Calixa-Lavallée, Brodeur et Vaudreuil.

En tout, ce sont 30 horodateurs à 10 000 $ pièce qui seront installés pour la gestion de 735 cases de stationnement, soit un appareil pour 24 cases en moyenne. La Ville devrait rentabiliser très rapidement son investissement puisque selon ses prévisions, les revenus qu’elle tire du stationnement augmenteront considérablement une fois les nouveaux appareils en place.

« Actuellement, chaque parcomètre rapporte en moyenne 427 $, ce qui donne environ 200 000 $ par année. Avec les horodateurs, on estime que les revenus seront de 1200 $ par espace de stationnement, ce qui fera 882 000 $ par année. La pratique va nous le confirmer », a indiqué le directeur du service des Travaux publics, Yvan De Lachevrotière.

Nouvelle technologie

Fonctionnant entièrement à l’énergie solaire, les horodateurs nouvelle génération achetés par la Ville sont ceux du fabricant suédois Cale Systems, lequel est aussi le fournisseur des villes de Montréal, Québec et Sherbrooke.

On pourra y acquitter le coût du stationnement avec une carte de crédit ou en payant en espèce, avec des pièces de monnaie. À noter que les bornes n’accepteront pas de paiement durant les périodes de gratuité. Aux autres moments, on pourra payer pour une durée maximale de stationnement de deux ou trois heures, mais la transaction est renouvelable, même à distance à l’aide d’un téléphone intelligent.

L’implantation des horodateurs améliorera la gestion des cases payantes, la rendant plus simple et plus précise. Elle facilitera aussi le travail des proposés, qui n’auront plus à se mettre à la recherche des parcomètres expirés. Ils les repèreront tout de suite à l’écran de leur tablette numérique et, attention, le délai de grâce de cinq minutes que les parcomètres accordaient jusqu’ici disparaîtra. La contravention de 15 $, avec les frais (taux inchangé) demeura toutefois un document bien réel, qu’on trouvera encore coincé entre l’essuie-glace et le pare-brise. Mais les prochaines seront faites d’un matériau résistant aux intempéries. Là où il n’y a pas d’appareil de contrôle, la contravention pour dépassement du temps alloué demeurera de 43 $, avec les frais.

Quant aux vieux parcomètres, ils seront offerts comme pièces de rechange aux villes qui utilisent toujours cet équipement, a mentionné Louis Bilodeau.

image