4 avril 2013
Digne de la LNI
Par: Martin Bourassa
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Après avoir passé l’hiver sur la glace, le dossier de la Métairie vient soudainement de dégeler, de passer à la quatrième vitesse et de frapper un mur!

J’avais trouvé pas mal curieux la déclaration d’ouverture du maire Claude Bernier à ce sujet lors d’une récente assemblée publique.Sans avertissement, il avait annoncé que le conseil s’était mis d’accord pour un projet d’agrandissement et de transfert de 15 organismes culturels pour un montant de 6,1 M$, somme à laquelle il fallait ajouter 2 M$ en frais d’acquisition.Pourquoi le maire avait-il soudainement senti le besoin d’abattre ses cartes publiquement? Pourquoi cet empressement à signaler que les appels d’offres avaient été publiés en mars dans LE COURRIER? Je crois avoir eu ma réponse en prenant connaissance de la plus récente offensive de la Société de développement du centre-ville pour convaincre la Ville de renoncer à la Métairie. L’offre tardive, il va sans dire, de transfert des organismes dans l’ancienne maison du bingo avait un certain mérite, pour ne pas dire plein de bon sens. Je soupçonne notre bon maire d’avoir tout simplement voulu tuer dans l’oeuf cette offre de partenariat public-privé.La Ville a donc pesé sur l’accélérateur en lançant les appels d’offres.Mais surprise, la Ville a donné un sévère coup de frein mardi soir. Elle a plutôt décidé d’octroyer des prémandats à des architectes et des ingénieurs pour élaborer un concept et définir les besoins, avec la collaboration du Service des loisirs.Ce faisant, elle annule carrément tout le processus d’appel d’offres à une semaine de l’ouverture des soumissions. Cela en dit long sur toute l’improvisation dans laquelle baigne ce projet depuis le début. On comprend que la nature des besoins et les chiffres lancés jusqu’ici reposent sur pas grand-chose.Je persiste à croire que l’on s’enfonce dans une bien mauvaise direction.Puisque le centre culturel figure encore dans les plans de la Ville pour quelques années, j’aurais préféré que la Ville laisse le projet de la Métairie sur la glace et réévalue sa pertinence quand la commission scolaire locale saura ce qu’il adviendra de son offre de service au secondaire concernant le pavillon Antoine-Girouard.Il n’est pas dit qu’une école secondaire ne deviendra pas disponible d’ici deux ou trois ans pour répondre sur-le-champ et sans investissement majeur aux besoins de la communauté et des organismes culturels de Saint-Hyacinthe.

M.B.

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