5 février 2015
Ouverture de Centrexpo
Drummondville à la fine pointe du tourisme d’affaires
Par: Jean-Luc Lorry
La construction du Centrexpo fut pilotée par la Société de développement économique de Drummondville (SDED). L’organisme est propriétaire de la bâtisse et assure la gestion des opérations. Sur la photo, le directeur général de la SDED, Martin Dupont. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La construction du Centrexpo fut pilotée par la Société de développement économique de Drummondville (SDED). L’organisme est propriétaire de la bâtisse et assure la gestion des opérations. Sur la photo, le directeur général de la SDED, Martin Dupont. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La relance du tourisme d’affaires à Saint-Hyacinthe risque de se compliquer fortement avec le début, aujourd’hui même, des opérations de Centrexpo Drummondville, un édifice neuf et imposant destiné à la tenue de congrès, de foires et d’expositions.

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Propriété de la Société de développement économique de Drummondville (SDED), cet ambitieux projet débuté en 2009 représente selon la direction de l’organisme un coût final de 30 M$.

« Chaque dollar a été compté et nous avons respecté le budget qui avait été annoncé au départ. La construction de cet édifice n’a pas entraîné de coûts supplémentaires », assure Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville.

Pour financer la construction de ce centre des congrès haut de gamme, la SDED a contracté un prêt bancaire garanti par la Ville de 17 M$ sur une durée de 25 ans.

Une subvention de 13 M$ divisée en parts égales fut accordée par Québec et Ottawa pour compléter le montage financier de Centrexpo.

« Cet investissement n’aura aucune incidence sur le compte de taxes des Drummondvillois puisqu’il n’a pas coûté un sou à la Ville », précise M. Dupont.

Cette bâtisse aux lignes épurées et très fonctionnelle représente une superficie totale de 136 650 pieds carrés sur trois niveaux, dont une salle de 60 000 pieds carrés pouvant se diviser en quatre sections.

À l’étage, neuf salles ont été aménagées pour y tenir des conférences, des rencontres ou des formations.

M. Dupont constate avec satisfaction que l’attrait de ce centre auprès de la clientèle a dépassé de loin ses prévisions. « Dans mon plan d’affaires, je prévoyais la tenue de 24 événements pour la première année d’exploitation. Pour le moment, nous en sommes à 50 réservations pour 2015. Nous ciblons un minimum de 125 événements par année », indiqueM. Dupont.

Pour opérer Centrexpo, la SDED a embauché uniquement cinq personnes (directeur des opérations, concierge, comptable, responsable des communications et secrétaire). « Nous engagerons par la suite des contractuels selon nos besoins spécifiques », souligne Martin Dupont qui limite ainsi toute possibilité de syndicalisation.

Hôtel Times

Pour agrémenter les congressistes et les exposants, un hôtel de 145 chambres dont 20 suites réparties sur 12 étages sera greffé au centre de congrès.

Cet établissement hôtelier propriété de la bannière Grand Times Hôtel représente un investissement privé de 20 M$ et devrait ouvrir ses portes en décembre.

Le groupe Grand Times Hôtel possède deux établissements à Québec et un à Sherbrooke. Drummondville pourra ainsi proposer un ensemble de 800 chambres auprès de cinq établissements hôteliers.

Le coup d’envoi des activités de Centrexpo débute dès 18 h avec l’ouverture de la Foire de l’habitation qui regroupera 116 exposants sur une superficie de 60 000 pieds carrés.

Celle-ci sera suivie la semaine prochaine par Expo-nature, l’un des principaux salons au Québec qui s’adresse aux amateurs de plein air, de chasse et de pêche. Un étang de pêche pouvant contenir 1000 truites est prévu dans les plans.

Projet maskoutain

Pendant que Drummondville met sur les rails son centre de congrès, celui de Saint-Hyacinthe sera démoli avant l’été ainsi que la tour de 14 étages du défunt Hôtel des Seigneurs.

À la suite de la décision du propriétaire de l’Hôtel des Seigneurs de jeter l’éponge sur une possible reprise des activités d’hôtellerie et de congrès sur ce site stratégique, la municipalité prépare un plan B.

Un montant de 10 millions de dollars a été inscrit au programme triennal d’immobilisations en 2016 pour la construction d’un nouveau centre de congrès.

La municipalité estime également qu’il manque un hôtel de 200 chambres à Saint-Hyacinthe, mais aucun projet hôtelier n’a encore été annoncé.

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