11 août 2011
Centre Andrée-Perrault
Du réchauffé pour souper?
Par: Nicolas Dubois
Le CSSSRY envisage la possibilité d'abolir le poste de cuisinière au Centre Andrée-Perrault pour le remplacer par une aide-cuisinière. La nourriture serait préparée à la cuisine du Centre d'hébergement de l'Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe. Une hypothèse qui ne plaît pas à toutes les familles des bénéficiaires qui se demandent si on servira du réchauffé aux patients.

Le CSSSRY envisage la possibilité d'abolir le poste de cuisinière au Centre Andrée-Perrault pour le remplacer par une aide-cuisinière. La nourriture serait préparée à la cuisine du Centre d'hébergement de l'Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe. Une hypothèse qui ne plaît pas à toutes les familles des bénéficiaires qui se demandent si on servira du réchauffé aux patients.

Le Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY) songe à abolir le poste de cuisinière au Centre d’hébergement et de soins de longue durée Andrée-Perrault et à faire venir la nourriture de l’extérieur. Une décision loin de faire l’unanimité chez les familles des bénéficiaires qui se plaignent qu’on veut servir de la bouffe réchauffée aux patients afin d’économiser quelques maigres dollars.

« C’est incompréhensible. Si je comprends bien l’idée, c’est de servir de la nourriture réchauffée aux bénéficiaires », s’indigne Jacqueline Leblanc, dont la fille atteinte d’une paralysie cérébrale réside au Centre Andrée-Perrault.

Et Mme Leblanc ne semble pas être la seule à partager cet avis. Plus d’une centaine de personnes ont déjà signé une pétition demandant à la direction du CSSSRY de maintenir le service de cuisine à ce centre d’hébergement.Selon nos informations, le poste de cuisinière serait aboli au mois de septembre. La nourriture serait préparée au Centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe et ensuite transportée au Centre Andrée-Perrault. Un aide-cuisinier aurait pour tâche de réchauffer les plats avant de les servir aux bénéficiaires. « C’est une bien drôle de décision. On espère économiser le salaire de la cuisinière. Sauf qu’on doit débourser des frais pour le transport de la nourriture. Pas très logique. Et ce n’est pas comme si le salaire d’une cuisinière était énorme », se questionne Mme Leblanc. Les familles des bénéficiaires ont multiplié les démarches afin de faire pression sur le centre de santé. Une rencontre est aussi à prévoir entre le comité des usagers du Centre Andrée-Perrault et le directeur général du CSSSRY Daniel Castonguay. « Il y a déjà certains repas qui sont préparés à l’Hôtel-Dieu. Ces repas sont les moins populaires chez les patients. Les résidents du Centre Andrée-Perrault aiment la nourriture de la cuisinière. Elle donne des petites attentions particulières. Nous sommes préoccupés par la qualité de la nourriture », a ajouté la présidente du comité des résidents du centre, Isabelle Plourde.

Une meilleure variété des menus selon le CSSSRY

Pour le moment, le Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska précise qu’aucune décision finale n’a été prise. Ce nouveau procédé serait implanté à l’automne après une série de consultations.

« Le CSSSRY désire réviser la production des repas au Centre André-Perrault seulement. Le projet vise à ce que le poste de cuisinière soit intégré à l’équipe de l’Hôtel-Dieu qui assurerait la totalité de la production des repas. Un poste d’aide-cuisinière serait créé au Centre Andrée-Perrault », a expliqué le directeur des communications, Claude Dallaire.Si cette hypothèse est étudiée par le CSSSRY, l’idée n’est nullement de sauver des coûts, selon M. Dallaire.« Il n’y a aucun objectif de réduction budgétaire. Les changements ont pour impact une réduction presque nulle des coûts, soit près de 10 000 $. L’objectif est d’améliorer la qualité et la variété des menus. Il faut comprendre que près de 40 % des bénéficiaires du Centre Andrée-Perrault doivent s’alimenter avec de la nourriture en purée ou finement hachée. L’objectif est d’offrir deux choix de mets aux bénéficiaires à chaque repas », a expliqué M. Dallaire. Selon le CSSSRY, les proches des bénéficiaires du Centre Andrée-Perrault se plaignaient que le menu manquait de variété.« Cette possibilité permettrait d’offrir un menu à la carte beaucoup plus élaboré et mieux adapté aux besoins de la clientèle », a soutenu le directeur des communications.Actuellement, la production alimentaire du centre Hôtel-Dieu produit des repas pour sept résidences et une garderie. Environ le tiers des repas du Centre Andrée-Perrault sont préparés à l’Hôtel-Dieu. Le CSSSRY assure que l’abolition du poste de cuisinière est envisagée uniquement pour le Centre Andrée-Perrault et non pour d’autres CHSLD du CSSS Richelieu-Yamaska.

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